Si les conséquences du conflit au Moyen-Orient sont déjà palpables dans le transport aérien, l’industrie aéronautique reste préservée. Mais si le désordre perdure dans la région, des commandes pourraient être annulées et des approvisionnements perturbés.Pour le moment, l’industrie aéronautique n’est pas touchée par le conflit au Moyen-Orient. Mais jusqu’à quand ? Alors que la guerre menée contre l’Iran par les États-Unis et Israël est entrée dans sa quatrième semaine, nombre de compagnies aériennes connaissent déjà des perturbations dans leurs opérations, sur fond de flambée du prix du pétrole. Malgré la situation chaotique dans cette région, Airbus, Boeing et leurs fournisseurs sont pour l’heure épargnés. Si le conflit était amené à durer, les industriels pourraient aussi en faire les frais.
Au sein d’Airbus, la question des conséquences du conflit au Moyen-Orient a été soulevée lors d’un comité social et économique (CSE), organisé le lundi 23 mars. « Nous devons livrer environ une centaine d’avions aux compagnies du Golfe cette année, et certaines ont déjà demandé que nous stockions leurs avions », témoigne une source interne chez l’avionneur. Ceci dit, ce type de demandes n’est pas rare. Certaines compagnies souhaitent parfois temporiser avant de recevoir leurs appareils.
Les avionneurs surveillent les risques de déstabilisation
Certains flux logistiques seraient par ailleurs rallongés, sans conséquences réelles. « À ce jour, nous n’avons constaté aucun impact et les sites de fabrication restent opérationnels, fait savoir un porte-parole. Nous évaluons en permanence les niveaux de stocks dans notre supply chain [chaîne d’approvisionnement], ainsi que nos flux entrants et sortants. À ce stade du conflit, les sites de fabrication continuent de produire, et des itinéraires logistiques alternatifs sont en cours d’analyse ou de mise en œuvre. La situation évolue sans cesse, mais il existe des solutions. »