À l'issue du dernier salon Eurosatory, le droniste français Delair a officialisé un partenariat stratégique avec l'industriel allemand Schaeffler. L'accord porte sur la gamme militaire de la PME toulousaine, confrontée à une forte montée en charge. Les détails.C'est le symbole de la nouvelle dimension prise par la PME toulousaine Delair. Cette dernière vient d'annoncer un partenariat stratégique avec l'industriel allemand Schaeffler. Dans les faits, le premier cité est confronté à une très forte montée en charge pour la production de ses drones, tandis que le second, embourbé dans une crise de l'industrie automobile, cherche à se diversifier dans la défense, l'aéronautique et le spatial.
Concrètement, ce partenariat va permettre à l'industriel allemand, qui dispose de 10 sites en France dont six usines, de produire des drones conçus par Delair. Avec le soutien de la Direction générale de l'Armement, « cette coopération prévoit la mise en place d’une nouvelle ligne de production de drones et d’intercepteurs capable de produire jusqu’à 100 unités par jour d’ici à novembre 2026 », précise un communiqué commun.
Deux références concernées
Cette nouvelle collaboration va permettre de soulager les 150 collaborateurs de Delair, qui font face depuis presque trois ans à une forte montée en charge de leurs références militaires de drones, produites initialement pour les forces ukrainiennes en se basant sur une production à base de composants disponibles sur étagère.
Pour preuve, l'entreprise – qui réalisait encore un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros il y a peu – vise les 60 millions d'euros en 2026. En parallèle, elle cherche activement une nouvelle usine dans l'écosystème toulousain pour accélérer sa production. Son CEO, Bastien Mancini, rêve de devenir l'un des leaders européens du marché en produisant des milliers de drones par mois.