Des pays du G7 vont produire « sous licence » en Ukraine des missiles longue portée
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Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine.
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Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine.
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L'Europe et les États-Unis n'abandonnent pas Kiev. D'après une source diplomatique, plusieurs pays du G7 vont produire « sous licence » en Ukraine des missiles de longue portée.
« Nous allons produire sous licence non pas seulement des systèmes de défense antiaérienne, mais des capacités de frappe dans la profondeur », soit des missiles de longue portée, a déclaré cette source, mercredi, en marge du sommet du G7 qui se tient cette année en France. « Un élément d'engagement très fort a été pris par les Sept hier, qui est de produire plus vite, plus fort en Ukraine, sous licence », a commenté la source diplomatique, citant des entreprises américaines et européennes.
Les entreprises américaines pourront notamment accorder des licences à cette fin à des fabricants européens, a précisé le chancelier allemand Friedrich Merz devant la presse, se disant très « reconnaissant envers le président Trump pour cette grande volonté de coopérer ». « Nous produisons tous actuellement trop peu et cela peut être compensé par l'octroi de licences à des entreprises qui ont ces capacités de production et qui incluent des compagnies européennes et ukrainiennes », a-t-il ajouté.
Pour rappel, l'Ukraine a intensifié ces derniers mois ses frappes, majoritairement avec des drones, sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures, pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre. Dans le même temps, ils doivent se protéger des frappes russes. « En gros, à chaque attaque massive de la Russie, les Ukrainiens doivent tirer une vingtaine de missiles (de) système Patriot », a relevé la source diplomatique au G7.
Si Kiev produit certains missiles de type longue portée (Flamingo, Neptune), elle reçoit de ses alliés européens des missiles de croisière Scalp français et Storm Shadow britanniques, mais en petites quantités.
En réponse, dans une déclaration commune, les chefs d'État et de gouvernement des États membres de ce club de pays industrialisés (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) ont convenu « d'accroître la fourniture de capacités de défense aérienne, de systèmes et d'intercepteurs supplémentaires ainsi que de capacités de longue portée ». Ils se sont aussi dits « prêts à accorder à l’Ukraine le bénéfice de licences lui permettant d’accroître sa production militaire ».
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L'Ukraine réclame des missiles depuis longtemps. Or, les Américains n'ont jusqu'ici pas livré les missiles Tomahawk que le président Volodymyr Zelensky espérait. Les Allemands ont refusé de leur côté d'envoyer leur missile Taurus, craignant que cela n'alimente l'escalade avec la Russie, puissance nucléaire.
L'approvisionnement reste donc compliqué, notamment depuis le déclenchement de l'offensive israélo-américaine le 28 février en Iran, qui a recentré l'attention des États-Unis vers cette région. Et pour cause, les alliés des États-Unis au Moyen-Orient (pays du Golfe) ont été visés par des attaques iraniennes et ont utilisé d'importantes quantités de munitions de défense antiaérienne pour se protéger.
La situation devrait désormais se détendre sur le front des approvisionnements avec l'accord conclu entre les États-Unis et l'Iran et la fin attendue du conflit dans la région.
(Avec AFP)
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