Malgré les pressions pour demander l’interdiction, les Insoumis martelaient que leurs concerts pour la fête de la musique organisés dimanche place de la République se tiendraient bien puisque la préfecture n’avait pas donné de feu rouge. C’est désormais chose faite ce mercredi soir, via un arrêté signé par le préfet - que La Tribune Dimanche a pu consulter. Il y est d’abord écrit que les Insoumis « n’ont pas sollicité d'autorisation d'occupation temporaire auprès de la Ville de Paris pour l'organisation du concert susvisé et notamment l'installation de matériel scénique ».
La préfecture de police évoque la présence de certaines personnalités, dont celle des rappeurs Medine « connu pour des paroles et prises de position controversées » et Soso Maness qui « affiche régulièrement des messages hostiles aux forces de l'ordre ». Ce dernier avait notamment lancé « Tout le monde déteste la police » lors d’un concert à La Fête de l’Humanite en septembre dernier. Cependant, les organisateurs Insoumis assurent que ces deux artistes ne sont « pas au programme ».
L'événement risque d'attirer un public « particulièrement hostile aux forces de l'ordre et de donner lieu à la diffusion de propos appelant à la haine, à la discrimination ou à la violence vers les institutions et les représentants de la force publique », en a conclu le préfet. Tout en rappelant que cet événement s’inscrit, à l’approche de la présidentielle, dans un contexte politique qui « nourrit les velléités d'affrontements et les risques de troubles à l'ordre public ». Par ailleurs, « les forces de sécurité intérieure seront particulièrement mobilisées » dans la capitale pour la fête de la musique, expose-t-il.