Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, a déclaré mardi 20 janvier espérer la présentation, avant l'été prochain, d'un projet de loi transposant la directive européenne sur la transparence salariale.
Reuters
Le gouvernement presse pour une loi sur la transparence salariale avant l’été, mais seules 32 % des PME françaises maîtrisent, pour l’heure, les contours de la directive européenne.
Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, a déclaré mardi 20 janvier espérer la présentation, avant l’été prochain, d’un projet de loi transposant la directive européenne sur la transparence salariale, « pour faire en sorte que ce soit concrétisé le plus vite possible ».
Cette directive, qui doit être transposée en droit français d’ici au 7 juin prochain, imposera aux entreprises de plus de 100 salariés de mentionner le salaire, ou à défaut une fourchette de rémunération, dans leurs offres d’emploi. Il ouvrira également aux salariés un droit nouveau à obtenir des informations sur les niveaux de rémunération de collègues occupant des fonctions équivalentes.
Mais une enquête de l’Association pour l’Emploi des Cadres (Apec) menée en décembre auprès de 3 000 entreprises du secteur privé révèle que la directive européenne sur la transparence salariale demeure encore mal connue par de nombreuses entreprises, alors même que l’exécutif accélère son calendrier.
Les PME encore peu préparées
Selon l’Apec, une large majorité de cadres ignore encore l’existence de la directive européenne, notamment dans les PME (10 à 250 salariés), pourtant concernées par le texte européen qui s’appliquera à toutes les entreprises de plus de 100 salariés. Seules 32 % des PME françaises en maîtrisent aujourd’hui précisément les contours, contre 65 % des entreprises de taille intermédiaire et des grands groupes.
Dans le détail, l’Apec observe que les réflexions sur les actions à engager sont déjà bien avancées dans la plupart des grandes entreprises, mais demeurent marginales dans les structures de plus petite taille. En décembre dernier, 47 % des grands groupes déclaraient avoir déjà pris des mesures ou être en discussion sur la mise en œuvre de la directive, contre seulement 33 % des PME.
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