Patrick Martin appelle à « faire de la jeunesse, une grande cause nationale »
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" 82% des Français ont une bonne image des entreprises ", Patrick Martin, président du Medef
Reuters
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" 82% des Français ont une bonne image des entreprises ", Patrick Martin, président du Medef
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« Nous sommes des bâtisseurs, des constructeurs », martèle Patrick Martin à l’assemblée des entrepreneurs de Provence, réunis dans un stade Vélodrome dédié à la cause, ce mercredi 15 octobre, bien décidé à « ramener à la raison les décideurs politiques nationaux » qui « s’égarent dans des débats politico-médiatiques très parisiens », « s’arrachent les yeux, les entrailles et se crêpent le chignon ». Très peu pour le président du Medef qui vient ici rassurer ses troupes : oui, « 82% des Français ont une bonne image des entreprises ». Mais une statistique qui « oblige : dire les choses républicainement, constructivement et fermement car nous avons une voix au chapitre ».
Car en parallèle des sujets de réforme des retraites, de déficit et de censure qui font débat, Patrick Martin a un tout autre cheval de bataille : la jeunesse. Déjà, à la rencontre des entrepreneurs de France (REF) fin août à Paris, le chef d’entreprise avait affirmé son engagement : « diviser par deux le nombre de jeunes chômeurs (19%) dans les cinq ans ». A Marseille, le président du Medef confirme ce combat mais, plus encore, appelle « à faire de la jeunesse une grande cause nationale ».
« Ce qui fait défaut à ce pays et singulièrement à la France, c’est d’avoir un projet, susciter une ambition, un espoir. Un message qui doit notamment être adressé à nos jeunes. Car, par définition, leur avenir est notre avenir à nous aussi. C’est un enjeu pour le pays, pour l’économie, pour la société. Dans cette période d’instabilité et de tensions, il faut que nous nous projetions. Des enjeux qui dépassent les clivages et derrière lesquels nous devons tous nous liguer, en masse. Son avenir, sa formation, son épanouissement professionnel sont des causes prioritaires à mes yeux », ne cesse-t-il de marteler à son auditoire. Un message qui passe par l’action des entreprises, suggère le patron des patrons. « Au-delà de l’essence même de nos entreprises – créer des richesses – , il faut que nous dépassions leur objet social : elles emploient, elles forment, elles émancipent, elles incluent, elles investissent, elles transforment ».
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