La rénovation de la tour Montparnasse, censée la transformer avec façade végétalisée et hôtel, est à l'arrêt. Un conflit financier entre copropriétaires, dont LFPI et Xavier Niel, menace le projet initial et fait grimper les coûts à 800 M€. Le permis...
Steven Strehl/WikimediaCommons
Tour Montparnasse : le maire de Paris convoque les parties prenantes
Selon nos informations, confirmées de sources concordantes, Emmanuel Grégoire, organise, ce lundi soir, une réunion à l’Hôtel de Ville avec les copropriétaires du gratte-ciel parisien. Le maire (PS) de Paris entend bien sortir du bras de fer qui les oppose et les mettre d’accord sur la rénovation.
Une façade végétalisée, un hôtel perché entre le 42e et le 45e étage ainsi qu’une serre agricole. C’est le projet sélectionné en septembre 2017 par les copropriétaires de la tour Montparnasse pour redessiner le gratte-ciel parisien. Mais, à ce jour, la tour de 1973, haute de 210 mètres, n’a pas bougé d’un iota. Pis ! L’opération pourrait se limiter à un simple ravalement de façade.
Mardi dernier, en assemblée générale, le fonds qui contrôle 28 % des tantièmes, LFPI, un fonds détenu à 25 % par Xavier Niel, dont est aussi actionnaire la MGEN via sa filiale UMR, a refusé de financer les travaux. Autour de la table, figurent aussi la MGEN (18 %), BNP Paribas (10 %) et – de nouveau – Xavier Niel avec des associés (10 %).
Autre acteur clé, un proche de Xavier Niel : Frédéric Lemos, ancien patron de la gestion d’actifs de LFPI et président pendant dix ans du conseil syndical, a été licencié par le fonds en novembre dernier. Il possède le 43e étage, tandis que LFPI contrôle les 44e et 45e, destinés au futur hôtel.
Contre l’avis de LFPI, les autres investisseurs ont néanmoins validé une première tranche de curage et de désamiantage de 80 millions d’euros. Encore faut-il un accord entre LFPI et Frédéric Lemos sur les étages du futur hôtel, la vente de certains lots indispensables au projet et le retrait des recours.
Le PC expire le 26 novembre
À cela s’ajoute un problème au 56e et dernier étage, avec l’observatoire de Paris Montparnasse. Les copropriétaires ont rejeté un protocole prévoyant de rendre sa gestion à la société OPTM, détentrice de seulement 1,7 % de la copropriété, tout en lui reversant la moitié des recettes d’exploitation. Quelques semaines plus tôt, le tribunal judiciaire de Paris avait pourtant définitivement mis fin au litige opposant cette société au syndicat des copropriétaires.
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