De « plusieurs jours de travail » à « 30 secondes » : l’IA bouleverse l’activité des gérants de fonds
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Un gérant de portefeuille devant des graphiques.
MATHIAS FILIPPINI / BDL CM
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Un gérant de portefeuille devant des graphiques.
MATHIAS FILIPPINI / BDL CM
Et si, au lieu de regarder des cours et d’acheter des actions, le quotidien des gérants de portefeuilles financiers se résumait à ouvrir ChatGPT et à discuter avec lui ? Ce scénario à première vue fantaisiste pourrait être bien plus proche de la réalité qu’on ne le pense.
Il faut dire que l’intelligence artificielle est un potentiel gain de productivité colossal pour les sociétés de gestion qui investissent l’argent de particuliers et d’institutions sur les marchés financiers. L’adoption de l’IA pourrait permettre au secteur de réduire ses coûts de 25 à 35 %... d’ici seulement trois à cinq ans, d’après une récente étude du Boston Consulting Group. Et ce, tout en donnant aux gestionnaires la capacité d'accompagner trois à cinq fois plus de clients.
Un bénéfice qui se traduit déjà par des changements de pratiques dans ce métier où chaque clic de souris peut valoir des millions d’euros.
Claude, Gemini et autres assistants virtuels sont pour le moment avant tout utilisés pour synthétiser les très nombreux documents qui déferlent sur les écrans d’ordinateurs des gérants de fonds. « Dès les premiers mois après la sortie de ChatGPT, nous l’avons utilisé pour gagner du temps dans l’analyse de fonds et de produits financiers », explique David Kalfon, président Sanso Longchamp AM, une société de gestion gérant un peu plus de 3 milliards d'euros. Décryptage des prospectus, mise en avant des frais, de la composition de paniers d’actifs, synthèse de l’état financier d’une entreprise... l’IA fait gagner beaucoup de temps aux gestionnaires d’actifs sur les tâches les plus rébarbatives et bureaucratiques.