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La Banque centrale de Russie lâche du lest pour éviter d’étouffer le secteur privé

LT

Publié le 24 juillet 2026 à 15:43

Pour autant, la Russie reste l’un des pays développés les moins endettés au monde (environ 16 % du PIB).

Pour autant, la Russie reste l’un des pays développés les moins endettés au monde (environ 16 % du PIB).

/FW1FP/Conor Humphries - REUTERS - Maxim Shemetov

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La Banque centrale russe continue de desserrer l’étau, mais à pas comptés : sept baisses de taux depuis l’été 2025 ont ramené son taux directeur de 21 % à 14 % ce vendredi, sans toutefois sortir l’économie du régime de rigueur. L’inflation reste toujours élevée et la croissance a été révisée à la baisse.

La banque centrale russe poursuit sa baisse des taux, mais de manière prudente. Alors que les tensions montent entre les milieux d’affaires russes, qui réclament une baisse des taux pour relancer le crédit et l’institution qui veut, elle, lutter contre l’inflation, elle a partiellement lâché du lest aux premiers.

La Banque centrale de Russie (BCR) a abaissé ce vendredi son principal taux directeur de 0,25 point, à 14 %, malgré une inflation élevée. En cause, la hausse des prix du carburant liée aux frappes ukrainiennes contre des raffineries.

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Cette baisse est la poursuite d’une politique d’assouplissement des taux engagée depuis juin 2025. Un nouveau cycle de détente mené à rebours de sa volonté de maintenir les taux élevés autour des 20 %, pour ramener l’inflation à 4 %. Mais face à elle, le Kremlin, veut à tout prix éviter la récession et calmer les milieux privés.

Fragilités de l’économie

Surtout, l’économie russe, quatre ans après le début de la guerre en Ukraine et le début des sanctions contre elle, se fragilise.

Après la contraction de l’économie au premier trimestre pour la première fois en trois ans, la croissance au deuxième trimestre a été « modérée », a déclaré la Banque centrale.

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La BCR a réduit ses prévisions annuelles de PIB dans une fourchette de 0-1 %, contre une prévision antérieure de 0,4-1,3 %.

Tension sur le crédit privé

Hors défense, le secteur civil se contracte (0,3 % par mois pour la production civile selon le centre d’analyse CMASF lié au Kremlin.

Le crédit privé reste élevé en volume mais progresse beaucoup plus lentement, sous l’effet de cette politique monétaire très restrictive qui renchérit fortement le coût des prêts. Ce qui a de quoi faire réagir fortement les milieux d’affaires russes qui manifestent leurs désaccords avec la politique du Kremlin.

Ensuite, les recettes pétrolières et gazières reculent fortement : elles se sont effondrées de plus d’un tiers en juillet 2025 par rapport à juillet 2024 selon des données compilées par Reuters, réduisant la capacité de financement budgétaire.

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Enfin, alors que la BCR abaisse légèrement son taux, sa priorité est de rappeler que : « en juin-juillet, la hausse des prix actuelle s’est accélérée », constate-t-elle dans une note annonçant cette décision, en expliquant que cette dynamique des prix avait été entre autres affectée par des « facteurs volatils, notamment le carburant, les fruits et les légumes ».

Pour autant, la Russie reste l’un des pays développés les moins endettés au monde (environ 16 % du PIB) et dispose d’un fonds souverain de plus de 150 milliards d’euros. Ses revenus tirés des ventes d’hydrocarbures connaissent une hausse considérable depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, qui a bouleversé les marchés énergétiques.

(Avec AFP)

LT

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