Réunis par la présidence française du G7 ce lundi, ministres du monde entier et hauts cadres du secteur pétrogazier ont souligné le potentiel économique et climatique de la réduction du méthane. Mais le sommet n’a pas suscité de nouveaux grands engagements.
Une sorte de « quick win » pour le climat : les émissions de méthane génèrent 30 % du réchauffement climatique, mais sa réduction est, selon le ministère de la Transition écologique (MTE), « actionnable rapidement » et « coûte peu cher ».
En particulier dans le secteur de l'énergie, où les émissions de ce gaz inodore sont souvent liées à des fuites non colmatées des installations pétrogazières, à la suite d'opérations volontaires de dégazage et de torchage.
Un secteur pétrogazier plus concerné
Cette volonté d'agir a été réaffirmée hier, lors d'une conférence internationale à Paris, organisée par la présidence française du G7. Avec l'idée de porter l'enjeu en haut de l'agenda de la COP31 en Turquie cette année.
« On a donné une dynamique, avec une présence de 50 intervenants de très haut niveau, parmi eux pas que des responsables politiques et des experts. Il y avait aussi de nombreux hauts cadres du secteur pétrogazier et des investisseurs, ce qui est un peu nouveau dans ce genre de sommet », s'est satisfait une source du MTE.
Fait notable, selon elle : lors de ce sommet, les compagnies nationales pétrolières de la Libye, du Pakistan et de l'Angola ont déclaré rejoindre le programme de l'ONU de mesure, de déclaration et de réduction des émissions de méthane, portant la couverture à 50 % de la production mondiale.
Loin de l'objectif
À ce jour, près de 160 pays se sont engagés à réduire les émissions de méthane de 30 % d’ici à 2030, dans le cadre du Global Methane Pledge lancé en 2021 à la COP26.
Mais selon le rapport annuel « Global Methane Tracker », publié par l'AIE, « il n’y a toujours aucun signe » montrant que les émissions du secteur des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) baissent. Et ce, malgré des solutions d’atténuation « bien connues et éprouvées », dit l'Agence internationale de l'énergie.
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