Fusion-acquisition : faut-il s'attendre à une vague de M&A d'ampleur en Europe ?
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La Commission européenne, à Bruxelles.
GDFBB
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Chaque nouveau tweet d’Elon Musk sur l’Union européenne, aussi nuancé que l’homme est tempéré, a un effet positif inattendu. « Musk est tellement europhobe que ses prises de position nous aident à réveiller la Commission européenne. Elle a fini par comprendre les dangers que représente l’absence de leaders européens dans certains secteurs », veut croire un haut cadre d’Eutelsat, l’acteur français des satellites qui espère un jour concurrencer SpaceX.
L’éloignement de l’allié américain, la montée du danger russe, la dégradation de la compétitivité européenne et la publication du rapport Draghi ont pesé sur l’état d’esprit de la Commission européenne. Fin avril, Bruxelles a publié une relecture de sa doctrine sur les concentrations, qui unifie et modernise un agrégat de textes au point d’en faire la plus grande révision du contrôle des concentrations des deux dernières décennies.
Ce texte, encore à l’état de document de travail, laisse en suspens une question qui anime industriels, financiers et politiques : la nouvelle doctrine permettra-t-elle une nouvelle vague de méga-concentrations européennes ?
La position de la commissaire européenne à la concurrence, Teresa Ribera, est tout en demi-teinte. Dans une tribune publiée dans The Economist, elle déclare : « L’idée centrale de ce nouveau projet de lignes directrices est claire. […] L’Europe doit prendre en compte la complexité croissante du monde quand elle analyse les transactions, tout en gardant la concurrence au cœur de chaque décision. »