Éolien flottant : les géants des mers à l’épreuve des premiers électrons
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Les trois éoliennes de la ferme-pilote EFGL, le 8 juillet 2026.
Cécile Chaigneau
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Les trois éoliennes de la ferme-pilote EFGL, le 8 juillet 2026.
Cécile Chaigneau
Cela fait dix ans que le projet des Éoliennes flottantes du Golfe du Lion (EFGL) a été lancé. En 2016, Ocean Winds, consortium constitué de Engie et EDP Renewables, en partenariat avec la Banque des territoires, a été désigné lauréat pour installer une ferme-pilote en Méditerranée, au large de Leucate (Aude) et Le Barcarès (Pyrénées-Orientales). Chaque étape a été scrutée à la loupe, depuis la concertation publique jusqu’au remorquage des trois éoliennes en pleine mer, en passant par la construction des flotteurs XXL à Fos-sur-Mer ou l’assemblage des éoliennes à Port-la-Nouvelle.
Acheminées en mer et câblées à l’automne 2025, connectées au réseau le 10 avril 2026, les éoliennes produisent des électrons depuis le 30 avril dernier. Alors que les ultimes tests sur les turbines sont en cours, leur mise en service officielle devrait intervenir « dans les prochains jours », indique Marc Hirt, directeur général d’Ocean Winds France.
Le développeur avait invité la presse, le 8 juillet, à voir de près ces trois géants des mers de 10 mégawatts (MW) chacune, posés sur des structures flottantes triangulaires à plus de 16 kilomètres des côtes. Elles produiront chaque année, pendant vingt ans, quelque 110 gigawattheures (GWh, vendus au prix de 240 euros/MWh), soit l’alimentation de l’équivalent de 50 000 habitants.
Les trois flotteurs, conçus par la société Principle Power, ont été construits par Eiffage. Chaque flotteur, d’une hauteur de 24 mètres, est constitué de trois colonnes cylindriques reliées par des bracings (tubes), la plus large colonne supportant l’éolienne et les deux autres assurant la stabilité par ballastage.