Devinette : qu’est-ce qui brille et qui sautille ? Naomi Osaka à Roland-Garros 2026. Alors qu’elle débarque sur le terrain pour disputer son tout premier match du tournoi, la joueuse japonaise est vêtue d’une longue robe du soir qu’elle ôte une fois arrivée à son banc pour dévoiler une tenue de tennis corsetée et pailletée.
Ceci est l’œuvre du couturier français Kevin Germanier, dont le travail est d’abord réputé pour l’upcycling de perles et de strass. Effectivement, ces dernières ont été cousues à la main sur le body de Naomi Osaka, qui a confié en conférence de presse se sentir un peu « comme la tour Eiffel qui scintille à minuit ». « Pour moi, la mode, c’est ma façon de m’exprimer, a-t-elle ensuite ajouté. Je dis souvent aux gens que je ne parle pas beaucoup, alors je m’exprime à travers mes vêtements. Ça me permet d’oser autant que je veux avec les couleurs, les motifs ou les tissus. »
Ce n’est pas la première fois que la championne se démarque avec une tenue à haute teneur mode, et elle n’est pas la seule à l’assumer. Son confrère Novak Djokovic a quant à lui foulé la terre battue comme on foule un catwalk, vêtu d’une veste confectionnée sur mesure par son équipementier Lacoste. Ce « custom » – une pièce unique réalisée spécialement par un créateur pour une personnalité – est une veste en vraie terre battue et ornée d’un loup (le surnom du joueur serbe), une innovation technique entre savoir-faire et exigence du design de performance à l’aura mode incontestable.