Demi-finaliste sur la terre battue parisienne l'an dernier, la joueuse française enchaîne les défaites. Elle tentera, dès ce dimanche à Strasbourg, de retrouver rythme et sensations. Avant le rendez-vous de la porte d'Auteuil, le 24 mai.Les belles choses, Loïs Boisson peut encore s’en souvenir – elles ne sont pas si lointaines –, mais leur redonner vie, c’est une autre affaire. Difficile d’être autant attendue à Roland-Garros, dans une semaine, en ayant si peu idée de la couleur des retrouvailles.
Car voilà de longs mois que le gris teint le ciel au-dessus de la numéro un française. Un statut agrippé à l’issue de sa folle cavalcade parisienne, entamée avec le dossard 361 de la WTA et stoppée en demi-finales par la future lauréate, Coco Gauff. Elle doit de le conserver à l’absence de points à défendre par la suite, de même qu’à une concurrence nationale anémiée. Aujourd’hui, la réalité dit ceci : Loïs Boisson est 43e mondiale et sans repères.
Une blessure au quadriceps gauche puis une autre à l’avant-bras droit, « plus inattendue » selon ses dires, l’ont éloignée du circuit durant plus d’un semestre, peu après avoir posé une autre pierre en s’imposant à Hambourg. Entre son abandon fin septembre à Pékin et sa rentrée il y a un mois à Madrid, la chronique s’est résumée à une succession de communiqués informant d’une date de retour encore et encore repoussée.
Soit beaucoup de temps pour se morfondre, un peu aussi pour questionner les diagnostics. « Il y a eu pas mal d’erreurs du côté médical, on m’annonçait à chaque fois des temps [de guérison] qui n’étaient pas réels », pointait-elle à Madrid, à la veille d’une reprise qui a tourné court.