Industrie : Deux usines vont s’installer dans l’ancienne fonderie SAM de Decazeville
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Vue aérienne des locaux de la fonderie SAM à Decazeville.
LTD/PIXPRO
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Vue aérienne des locaux de la fonderie SAM à Decazeville.
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Elle est le symbole d’une désindustrialisation latente de la France. « C’est le pire souvenir de ma présidence de la Région », va jusqu’à confier à La Tribune Dimanche Carole Delga, la socialiste à la tête de l’Occitanie. En fin d’année 2021, la fonderie SAM (Société aveyronnaise de métallurgie), qui travaille exclusivement pour le constructeur Renault, est liquidée. Une décision causée par un actionnaire chinois à la dérive et un client qui veut confier à d’autres sous-traitants étrangers des productions de la SAM par souci de réaliser des économies.
Cela entraîne alors la suppression sans délai de 333 emplois industriels, dans un bassin d’emploi déjà marqué par la réduction d’effectifs à l’usine Bosch de Rodez, à l’époque premier employeur privé de l’Aveyron. Avant Noël, la présidente du conseil régional promet un avenir industriel au lieu. « J’ai vécu ce dossier comme un échec, mais nous n’avons rien lâché. Aujourd’hui, nous sommes en mesure d’annoncer des implantations industrielles à venir sur le site de l’ancienne fonderie de Decazeville », annonce l’élue locale.
À l’occasion d’un déplacement sur place, mercredi 27 mai, Carole Delga va présenter deux projets industriels qui vont occuper les bâtiments, aux côtés des patrons concernés. Selon nos informations, il s’agit d’un investissement de 6 millions d’euros de l’entreprise familiale Matière pour occuper près de 8.000 m2 et un montant équivalent injecté par la société Paragon ID pour environ 4.000 m2, après un échec de reprise par MH Industries quelques mois après la liquidation. De plus, la collectivité va y proposer un service de pépinière de PME tournées vers l’industrie et le numérique.