LA TRIBUNE DIMANCHE — Vous avez annoncé la semaine dernière vouloir renommer les Ehpad en « Maisons France Autonomie ». Ce changement de nom a beaucoup fait réagir. Pourquoi cette appellation ?
CAMILLE GALLIARD-MINIER — L’objectif est d’aborder le vieillissement de façon positive, donc de voir ces personnes par le biais de l’autonomie qu’elles conservent jusqu’au bout, plutôt que par la dépendance. Le mot France désigne la mobilisation nationale que l’on lance pour faire face au défi démographique qui est le nôtre. Pour rappel, un quart de la population française aura plus de 65 ans en 2030 et un tiers en 2050. Enfin, le mot « maisons » me semble être le plus important. On évalue la valeur de notre société à l’attention que l’on porte aux personnes les plus fragiles. Les Maisons France autonomies devront donc être des lieux où les personnes âgées souhaitent habiter et les professionnels y travailler.
Comment les Ehpad obtiendront-ils ce label « Maisons France Autonomie » ?
L’idée n’est pas de s’inscrire dans une approche administrative complexe, mais d’accompagner la transformation des établissements existants en des maisons ouvertes sur l’extérieur, en lieux de vie, afin que les personnes âgées se sentent chez elles. Tous les critères permettant aux établissements de porter ce nom seront construits avec les professionnels et les personnes âgées, et proposés lors de la conférence nationale de l’autonomie, après une série de rencontres thématiques avec les acteurs sur six priorités que nous avons définies en amont.