À Saint-Denis, Jean-Luc Mélenchon veut démontrer sa « force »

Jean-Luc Mélenchon lancera sa campagne présidentielle à Saint-Denis, dimanche 7 juin.
LTD/AFP

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Pouvait-il commencer ailleurs ? Le choix de Saint-Denis pour le premier meeting de Jean-Luc Mélenchon, dimanche 7 juin, n’a pas provoqué de longs débats au sein de LFI. « La décision s’est imposée d’elle-même », raconte Éric Coquerel, député de la circonscription. Depuis la victoire surprise de l’Insoumis Bally Bagayoko dès le premier tour des municipales, la « ville des rois » est devenue une sorte de capitale du mélenchonisme.
Leur candidat, engagé dans une quatrième aventure élyséenne, prendra la parole sur la célèbre place Victor-Hugo, depuis une scène située « pile-poil » entre la mairie et la basilique où reposent les monarques défunts. « Je crois en la force des lieux. Celui-là porte quelque chose de l’histoire de France », a-t-il encore souligné jeudi 4 juin sur Radio Nova. Lui et les siens rêvent aussi d’inscrire ce nouveau rassemblement dans la grande histoire, à tel point que des affiches « collector » du meeting seront vendues sur place.
Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, table sur la présence d’au moins 10.000 personnes, même si d’autres Insoumis, dont le maire, pensent pouvoir en attirer entre 20.000 et 30.000. Objectif : prouver que « la force » à gauche est là, et certainement pas du côté de Raphaël Glucksmann, qui fera, lui, un premier grand meeting samedi 13 juin aux Docks de Paris, à Aubervilliers.
Ce grand rassemblement intervient à un moment où les Insoumis ont fait le choix de baisser d’un ton. Après la conflictualité, voici l’heure du lissage pour apparaître plus consensuels, surtout dans la perspective d’un second tour face au RN, dont tous les sondages donnent Jean-Luc Mélenchon perdant.
Le candidat de La France insoumise, qui évite les médias traditionnels et ses contradicteurs, cherche, lui aussi, à polir son image. Ce changement de stratégie de LFI se fait sentir dans les interactions sur les réseaux sociaux et à l’Assemblée nationale où l’on s’étonne, jusqu’à Matignon, de voir des députés Insoumis bien plus silencieux qu’à l’accoutumée.
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