« Il a le potentiel pour un avenir national » : Bally Bagayoko, l’autre roi de LFI
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Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis.
LTD/Damien Grenon pour La Tribune
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La poignée de main est ferme. « Avec moi, ça ne va pas le faire, Monsieur le maire », lance Emmanuel Macron à Bally Bagayoko depuis la tribune présidentielle du Stade de France. « Soit vous êtes maire, et on travaille ensemble. Soit vous êtes influenceur, et ça ne va pas le faire », lui répète le chef de l’État, juste avant le coup d’envoi de la finale de la Coupe de France entre le RC Lens et l’OGC Nice, ce 22 mai.
Quelques jours plus tôt, le maire Insoumis de Saint-Denis avait posté une vidéo sur les réseaux sociaux où il faisait mine d’être triste de ne pas avoir eu de réponse d’Emmanuel Macron à son courrier qui listait les besoins pour sa ville. L’extrait a cumulé plusieurs millions de vues. « Vos propos sont indignes d’un président. Vous avez affaire au maire de Saint-Denis, donc nous allons travailler ensemble », lui réplique l’édile Insoumis.
Près de trois mois après son élection, qui a été marquée par une vague d’attaques racistes, Bally Bagayoko compte déjà un paquet d’anecdotes. Il les raconte, ce soir-là, depuis son bureau de l’hôtel de ville, de plus en plus sombre à mesure que la nuit tombe sur Saint-Denis. Le portrait du président de la République est toujours décroché, caché dans un coin. « Mon prédécesseur ne l’avait pas accroché non plus », rappelle-t-il, à propos de l’ancien maire PS Mathieu Hanotin qu’il a battu dès le premier tour, à la surprise générale.
« Un coup : KO », se marre-t-il. Ce mantra n’amuse pas beaucoup les socialistes de la ville, relégués dans l’opposition au conseil municipal, qui dénoncent un manque de respect et de courtoisie républicaine. « C’est un slogan de compétition sportive, en sourit encore le maire. Quand vous prenez un KO à la boxe, vous êtes sonné. C’est exactement ce que vit le PS en ce moment. »
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