Affaire Lyhanna : 86 % des Français estiment qu’il y a un problème récurrent dans le fonctionnement des institutions

Charly Rameau et Martial Bernard, les parents de Lyhanna, au cimetière de Fleurance, le 12 juin 2026.
LTD/Jean-Marc Haedrich/SIPA

Charly Rameau et Martial Bernard, les parents de Lyhanna, au cimetière de Fleurance, le 12 juin 2026.
LTD/Jean-Marc Haedrich/SIPA
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L’indignation est massive et ne retombe pas au surlendemain des obsèques de l’enfant disparue puis retrouvée morte dans le Gers. Selon notre baromètre Ipsos pour La Tribune Dimanche, 86 % des Français voient dans l’affaire Lyhanna le révélateur d’un « problème récurrent dans le fonctionnement des institutions ». Seuls 8 % considèrent qu’il s’agit d’un dysfonctionnement exceptionnel. Un avis partagé par toutes les catégories de population, qui s’écartent ainsi de la position de l’exécutif, réticent à évoquer un problème systémique.
« C’est un jugement quasi unanime, analyse Brice Teinturier, directeur d’Ipsos. Les Français considèrent qu’il s’agit d’un drame incompréhensible, impardonnable et qui était évitable. » Les femmes et les sondés en âge d’être parents y sont encore plus sensibles.
Parmi les explications, l’insuffisance de la prise en compte des affaires de violences sexuelles sur mineurs domine (29 %). Suit le supposé laxisme de la justice (23 %). Mais, selon Brice Teinturier, « les Français ne sont pas dupes sur le manque de moyens », alors qu’Emmanuel Macron a contesté cette justification.
La réaction des pouvoirs publics est sévèrement jugée. Plus de la moitié des sondés considèrent que leurs dirigeants n’ont pas correctement agi après la découverte du corps. Et seuls 39 % pensent que la vaste revue des plaintes promise en réponse par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, permettra d’éviter de nouveaux drames.
Plus de six Français sur dix estiment par ailleurs que cette annonce n’est « pas réaliste ». Lorsqu’on les interroge sur les mesures à prendre, 23 % des Français citent pourtant en premier le fait de traiter ces plaintes comme une « priorité absolue ». L’alourdissement des sanctions vient ensuite.
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