« Attention à l’excès de confiance » : La chronique du Mondial de Samuel Umtiti
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Samuel Umtiti, champion du monde 2018 et consultant RMC.
LTD/Eliot Blondet/Abaca/RMC
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Si l’on se réfère à ce qu’elle a montré lors des dernières grandes compétitions et à la qualité des joueurs qui composent le groupe de 26 de Didier Deschamps, l’équipe de France est favorite de cette Coupe du monde. Elle n’est pas seule : je place l’Espagne, vainqueur de l’Euro 2024, dans la même catégorie. Sur le papier, je ne vois pas d’autres équipes au-dessus. Mais cela ne garantit rien. Tu as beau avoir les meilleurs joueurs, ça ne veut pas dire que tu iras loin.
Quand on fait partie d’un groupe, on ne pense pas à ce statut de favori. On sait seulement que les adversaires vont jouer à 200 %. Désormais, tout dépend des joueurs et de leur mentalité. Aborder la compétition dans la peau d’un favori n’est ni un avantage ni un inconvénient. Le plus important, c’est d’avoir confiance en soi. Tout en faisant attention à ne pas tomber dans l’excès de confiance. Le danger se situe là.
En 2018, en Russie, nous n’étions pas favoris et cela nous allait bien. Nous avions pu travailler tranquillement dès le début de la compétition, sachant que de nombreux joueurs découvraient la Coupe du monde, comme c’est le cas aujourd’hui. Quand la compétition avait commencé, nous étions entrés dans notre bulle. Le bruit du dehors ne nous atteignait plus.
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Nous attendions notre entrée en lice avec un mélange d’impatience, de stress et de pression. On ne dirait pas comme ça, mais c’est assez positif. Comme si on se lançait un signal à soi-même. Et c’est aussi une manière de dire aux autres : nous sommes là.
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