Près de la moitié des équipes de la Ligue des champions sont dirigées par un ancien joueur au CV ronflant. À l’image de Vincent Kompany au Bayern Munich, prochain visiteur du PSG.Sébastien Pocognoli avait 8 ans lorsque Kjetil Knutsen a entamé son parcours d’entraîneur en 1995, sans avoir joué au haut niveau. Ce mardi 4 novembre, ils seront l’un face à l’autre sur les bancs de Bodo/Glimt et de Monaco, lors de la quatrième journée de la Ligue des champions. À l’instar du trentenaire belge, qui a succédé à Adi Hütter à l’ASM il y a trois semaines, les trois quarts des entraîneurs engagés dans la compétition ont joué en première division et près de la moitié ont porté le maillot de leur équipe nationale.
Parce que les grands joueurs font les meilleurs entraîneurs ? C’est ce que défendait Philipp Lahm dans une tribune au Guardian en 2022. Le champion du monde allemand citait ses propres coachs au Bayern Munich : Felix Magath, Carlo Ancelotti, Pep Guardiola, Jupp Heynckes, tous vainqueurs d’une Coupe du monde ou d’un trophée européen crampons au pied.
L’expérience des techniciens cités n’est même plus un prérequis pour le club bavarois. À l’été 2024, Vincent Kompany a pris l’équipe après seulement quatre années dans le métier – entraîneur-joueur puis troisième du championnat belge avec Anderlecht, promu en Premier League puis relégué aussitôt avec Burnley. Le fossé était immense, sauf au regard de son CV de joueur puisque l’ancien capitaine des Diables rouges a passé onze saisons au centre de la défense de Manchester City (2008-2019).
« Sur le terrain, il pensait déjà comme un coach depuis huit à dix ans », a évalué le directeur sportif bavarois Max Eberl pour déminer les doutes. Aujourd’hui, son Bayern écrase la Bundesliga et figure parmi les candidats sérieux à la succession du PSG, qu’il affronte mardi au Parc des Princes.