International et esprit entrepreneurial : les secrets de la réussite d’Astek

Julien Galvadon, CEO d’ASTEK
Augustin Detienne
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Julien Galvadon, CEO d’ASTEK
Augustin Detienne
Passer d’un chiffre d’affaires de 750 millions d’euros à l’heure actuelle à un milliard en 2027 : Astek voit l’avenir en grand. Le groupe poursuit ainsi sa transformation et son expansion, lui qui réalisait encore un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros en 2014. Créée en 1988 et toujours aux mains de son fondateur et du management, Astek a néanmoins accueilli un fonds d’investissement au sein de son capital en 2024, ce qui coïncide avec sa première participation au label Best Managed Companies. « Nous avons eu envie d’affirmer le fait que la société était bien gérée, qu’elle reposait sur un modèle solide », appuie Julien Gavaldon, CEO du groupe. Il voit alors dans le label l’opportunité de démontrer la capacité de l’entreprise à faire évoluer sa gouvernance et à servir des ambitions fortes.
« Notre valeur ajoutée, ce sont les hommes et les femmes qui composent Astek. Alors nous sommes extrêmement attentifs aux talents que nous recrutons et cultivons leur diversité », explique le CEO d’Astek. Un discours qui se vérifie dans les faits. Dans un secteur d’ingénierie encore très masculin, la société compte ainsi 30 % de femmes au Comex et plus de 50 % à des postes de direction. Ce sont également des femmes qui décrochent les postes de direction dans les régions où c’est encore peu courant. « Une femme d’une trentaine d’année est ainsi à la tête de la région Moyen-Orient. Elle y a la responsabilité d’environ 1 000 personnes. » Autre particularité, la relative jeunesse des équipes dirigeantes : au Comex, la moyenne d’âge avoisine les 40 ans.
L’ouverture du capital à un fonds d’investissement britannique a aussi été l’occasion d’apporter des évolutions en matière de gouvernance. « Nous y avons vu l’opportunité d’introduire de nouvelles manières de penser et un regard extérieur sur nos pratiques. Cela s’accompagne d’un soutien dans notre accélération du développement. » Le groupe a en effet de fortes ambitions internationales. Astek réalise déjà 50 % de son chiffre d’affaires hors de France. Présent dans 23 pays, il entend bien poursuivre sa diversification géographique. « D’ailleurs, c’est aussi la notoriété du label Best Managed Companies sur certains de nos marchés, comme l’Amérique du nord, qui nous a convaincus de présenter notre candidature », glisse Julien Gavaldon.
Europe, Amérique du nord, Asie, Moyen-Orient… Astek a su se développer sur des marchés aux cultures très différentes. « Nous avons bien entendu des principes de gouvernance généraux, notamment en matière de gestion financière, de modèle d’affaires, d’éthique, de développement durable. Mais nous avons aussi fait le choix d’accorder une grande latitude aux équipes régionales. » Cette volonté s’inscrit dans la tradition de cette entreprise familiale, qui a toujours privilégié l’esprit entrepreneurial. « Nous avons par exemple la culture de la performance, du résultat, et non du présentéisme. » Cette agilité facilite aussi l’adoption de l’intelligence artificielle. « L’IA apporte un levier de performance supplémentaire en interne. C’est aussi une formidable opportunité business, car nos clients sont à la recherche de use cases et de déploiements concrets. »
A l’heure où le marché français est plus en difficulté, la diversification géographique et l’esprit d’innovation constituent un atout et permettent de maintenir des niveaux de croissance élevés. C’est également une richesse en termes de recrutement. « Nous avons des centres de compétences en Inde, en Jordanie, en Pologne, au Maroc, à Madagascar et au Portugal et nous constatons quotidiennement les compétences des profils que l’on rencontre à l’international. »
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Croissance, innovation, engagement durable : autant de sujets sur lesquels Julien Gavaldon et ses équipes apprécient de discuter avec les autres lauréats du label Best Managed Compagnies. « Les labels qui réunissent des ETI de secteurs d’activités différents sont rares. Pourtant, en se rencontrant, nous découvrons que nous partageons les mêmes questionnements, les mêmes défis. Il faut sortir de l’entre-soi sectoriel ! », encourage Julien Gavaldon.
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