L'Assemblée nationale vote largement la « suspension » de la réforme des retraites

L'Assemblée nationale pendant le débat sur la suspension de la réforme des retraites.
LTD/THOMAS SAMSON/AFP

L'Assemblée nationale pendant le débat sur la suspension de la réforme des retraites.
LTD/THOMAS SAMSON/AFP
L'Assemblée nationale a approuvé mercredi largement la « suspension » de la réforme des retraites, condition sine qua non de la non-censure du gouvernement de Sébastien Lecornu par les socialistes. La mesure a été approuvée par 255 voix contre 146 avec le soutien majoritaire des socialistes, des écologistes, du Rassemblement national (extrême droite), et l'abstention des députés Renaissance (parti présidentiel). La France insoumise (gauche radicale) et les communistes ont voté contre, dénonçant un simple « décalage » de l'application de la réforme.
Le texte suspend jusqu'à janvier 2028 la marche en avant vers les 64 ans, tout comme le relèvement du nombre de trimestres à cotiser. Concrètement, la génération née en 1964 partirait à 62 ans et 9 mois (comme la précédente) au lieu des 63 ans prévus par la réforme. Ces assurés partiraient avec 170 trimestres cotisés au lieu de 171.
En réaction à cette annonce, le président des Républicains, Bruno Retailleau, a qualifié mercredi de « capitulation » cette suspension, accusant le gouvernement de « lâcheté » et d'avoir cédé au « diktat » du Parti socialiste.
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Le patron du Parti socialiste Olivier Faure a quant à lui salué « une victoire importante ». « Désormais, le totem, qui était un totem absolu pour la macronie, a été ébranlé », et « ce débat-là ne disparaîtra plus de nos écrans. Il sera un des débats majeurs de l'élection présidentielle de 2027 », a-t-il insisté, tout en regrettant « que les Insoumis, qui auraient dû se réjouir du fait que des centaines de milliers de femmes et d'hommes pourront partir plus tôt, aient fait le choix de voter contre ».