Joan Laporta, le meilleur avocat du Barça
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Joan Laporta, lors de la cérémonie du Ballon d'or, au Théâtre du Châtelet, à Paris, le 22 septembre 2025.
LTD/Alexis Reau/Presse Sports
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Joan Laporta, lors de la cérémonie du Ballon d'or, au Théâtre du Châtelet, à Paris, le 22 septembre 2025.
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Paris, capitale de la gastronomie ? Ce sont pourtant des hamburgers que les minots Lamine Yamal et Pau Cubarsí ont offert à la délégation barcelonaise après la cérémonie du Ballon d’or, lundi soir. Joan Laporta, 63 ans, s’est régalé comme un adolescent.
Le tour de taille du président du Barça ferait bondir les nutritionnistes de l’équipe première, mais si les socios l’ont réélu à la tête de leur club en 2021, ce n’est ni pour la silhouette irréprochable de ses premiers mandats, de 2003 à 2010, ni pour son air de « JFK », surnom d’alors accolé à ce séducteur. Plutôt parce que l’avocat catalan était considéré comme le dernier recours d’une institution menacée de disparition.
Le jour de sa troisième élection en quatre tentatives – Josep Maria Bartomeu l’a battu en 2015 –, la dette du FC Barcelone était supérieure à 1 milliard d’euros. Pour éviter la ruine, la nouvelle direction n’a pas pu faire de miracles : elle a vendu bout après bout le patrimoine du club : 25 % des droits télévisés à un fonds américain, la moitié de sa filiale numérique à deux autres acheteurs, autant de ses droits de licence et de merchandising… La dette aurait été résorbée en grande partie. À quel prix ?
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« À moins d’une croissance considérable dans les années qui viennent, Barcelone risque de ne pas en sortir gagnant », assurait en 2022 Christophe Lepetit, chargé d’études au Centre de droit et d’économie du sport. Le champion d’Espagne a sorti la tête de l’eau mais n’en a pas fini avec les tours de passe-passe : une nouvelle vente assez obscure serait sur le point de rapporter 350 millions d’euros ; une manœuvre qu’aurait validée l’UEFA, selon des indiscrétions venues d’Espagne. L’instance veille.