L’affiche entre l’OM et le PSG n’avait jamais opposé deux champions d’Europe. Ce sera le cas ce dimanche (21/09, 20h45, Ligue 1+). Lundi, place au Ballon d’or.Pour l'un comme pour l'autre, ce n'est pas une semaine anodine. Après avoir renoué avec la Ligue des champions par une défaite (encou)rageante sur la pelouse du Real Madrid (2-1), l'Olympique de Marseille, étoile datant de 1993 sur le cœur, reçoit pour la première fois de son histoire une équipe française championne d'Europe. Soit un gros match et un très gros match.
Le PSG a, lui, remis son titre en jeu mercredi (17/09) en récitant ses gammes contre l'Atalanta Bergame (4-0), voyage ce soir en terre hostile - y compris en tribune présidentielle - et s'apprête à être célébré en grande pompe par les notables de la corporation lundi (22/09).
Ousmane Dembélé, le meilleur joueur de la meilleure équipe, sera-t-il Ballon d'or devant Lamine Yamal, potentiellement le meilleur joueur tout court ? Ce serait la logique mais il y a match et risque de dispersion des voix avec Achraf Hakimi et Vitinha, en lice pour le podium. Le sacre annoncé, c'est en revanche celui du PSG au sens large puisqu'on imagine mal les trophées de meilleur gardien (Gianluigi Donnarumma, désormais à Manchester City), entraîneur (Luis Enrique) et club lui échapper. Paris a placé neuf joueurs parmi les 30 nommés - un record - et, à l'exception du portier italien, tous sont encore là.
Mais tous ne seront pas là ce soir au Vélodrome. Ousmane Dembélé, Désiré Doué et João Neves (en plus de Lucas Beraldo) traînent à l'infirmerie. Selon la petite musique, le PSG a peut-être recruté léger pour enchaîner après une saison à 65 matchs. On ne peut faire ce reproche aux dirigeants marseillais au bout d'un été à une trentaine de mouvements, avec un sacré bonneteau dans les ultimes palpitations du mercato. La moitié des titulaires des deux derniers Classiques n'est plus là. Du coup, le projet de jeu est « un peu revenu en arrière » comparé aux matchs de préparation, juge Roberto De Zerbi. Qui estime aussi avoir, cette fois, « une équipe forte » pour affronter Paris.