Google dans le viseur de Bruxelles sur Android et l’IA
latribune.fr

Bruxelles estime que Google privilégie aujourd'hui ses propres outils, notamment son assistant Gemini.
AG - REUTERS - Albert Gea
latribune.fr

Bruxelles estime que Google privilégie aujourd'hui ses propres outils, notamment son assistant Gemini.
AG - REUTERS - Albert Gea
Bruxelles durcit encore le ton face aux grandes plateformes numériques. Lundi, la Commission européenne a présenté des mesures préliminaires visant à contraindre Google à garantir un accès plus large de ses concurrents aux fonctionnalités clés de son système d’exploitation mobile Android, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle.
L’exécutif européen entend ainsi corriger ce qu’il considère comme un déséquilibre concurrentiel, estimant que Google favorise ses propres services d’IA au détriment des alternatives. Selon la Commission, ces « mesures proposées visent à garantir que les services d’IA concurrents puissent interagir efficacement avec les applications sur les appareils Android des utilisateurs et exécuter des tâches en conséquence, telles que l’envoi d’un courriel via l’application de messagerie préférée de l’utilisateur, la commande de repas ou le partage d’une photo avec des amis ».
Bruxelles estime en effet que Google privilégie aujourd’hui ses propres outils, notamment son assistant Gemini, en les intégrant plus profondément dans son écosystème mobile.
La réaction du groupe américain n’a pas tardé. Google conteste fermement l’analyse de la Commission. Selon l’entreprise, Android permet déjà une forte concurrence grâce aux accords passés avec les fabricants de smartphones.
Dans une déclaration, Clare Kelly, responsable juridique en charge de la concurrence chez Google, affirme que« l’écosystème ouvert d’Android permet aux assistants IA de prospérer, car les fabricants d’appareils bénéficient d’une totale autonomie pour intégrer et personnaliser les expériences d’IA souhaitées par leurs utilisateurs ».
Elle met également en garde contre les conséquences opérationnelles et sécuritaires des mesures envisagées. « Cette intervention injustifiée supprimerait cette autonomie, imposerait l’accès à des données matérielles sensibles et à des autorisations d’accès aux appareils, ce qui entraînerait une hausse inutile des coûts et compromettrait la protection de la vie privée et la sécurité des utilisateurs européens »
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

Ces propositions européennes s’inscrivent dans le cadre du Digital Markets Act, le règlement européen destiné à encadrer les pratiques des grandes plateformes numériques. Lancée en janvier, la procédure vise à définir des obligations précises pour Google afin de limiter les abus de position dominante.
La Commission européenne a également engagé un autre volet de régulation visant le moteur de recherche du groupe, avec des propositions de partage de données dévoilées en avril.
L’exécutif européen dispose désormais jusqu’à la mi-juillet pour arrêter les mesures finales qui seront imposées à Google, dans un dossier qui pourrait redessiner en profondeur les règles de concurrence dans l’économie numérique européenne.
(avec AFP)
latribune.fr
Suppression d'emploi à cause de l'IA : Zuckerberg admet (encore) des « erreurs » dans la refonte de Meta
Coup de tonnerre pour Anthropic : Trump bloque l'accès étranger aux IA « Fable » et « Mythos »
Derrière l’IPO de SpaceX, un pari massif sur l’IA plus que sur le spatial
LDLC améliore ses résultats, dans l'attente de « la révolution de l'IA »