En s'alliant au Pentagone, OpenAI (ChatGPT) perd la bataille de l'image face à Anthropic (Claude)
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OpenAI a annoncé avoir trouvé un accord avec le Pentagone quelques jours après le refus d'Anthropic.
Fox
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OpenAI a annoncé avoir trouvé un accord avec le Pentagone quelques jours après le refus d'Anthropic.
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L'accord entre OpenAI et le Pentagone fait tache, et Sam Altman le sait. L'entreprise à l'origine de ChatGPT a signé un accord avec le Département de la Défense américain pour déployer ses modèles dans des environnements classifiés. Sur X (anciennement Twitter), le PDG Sam Altman reconnaît lui-même que le deal a été « clairement précipité » et que « les apparences ne sont pas bonnes ». Une concession surprenante, d'autant que le grand rival Anthropic venait tout juste de refuser de signer ce même contrat.
Tout s'est joué en quelques jours. Vendredi dernier, les négociations entre Anthropic et le Pentagone ont échoué. La société derrière le chatbot Claude, refusait que ses modèles soient intégrés dans des systèmes d'armement autonomes ou utilisés pour de la surveillance de masse. Dans la foulée, Donald Trump a ordonné aux agences fédérales de cesser d'utiliser les technologies d'Anthropic après une période de transition de six mois.
OpenAI a alors annoncé avoir conclu, de son côté, un accord permettant le déploiement de ses modèles dans des environnements classifiés, en affirmant maintenir les mêmes lignes rouges qu'Anthropic. Pour se défendre des critiques, l'entreprise a publié un billet de blog détaillant son approche : ses modèles sont déployés uniquement via le cloud, des employés habilités restent dans la boucle, et des protections contractuelles encadrent strictement les usages interdits, la surveillance de masse, armes autonomes, décisions automatisées à forts enjeux.
Mais la controverse n'a pas tardé. Le journaliste Mike Masnick (Techdirt) a estimé que le contrat « autorise bel et bien la surveillance domestique », en pointant une référence à l'Executive Order 12333, un décret que les défenseurs des libertés civiles associent à la collecte par la NSA de communications de citoyens américains, via des câbles situés hors des États-Unis. Katrina Mulligan, responsable des partenariats sécurité nationale chez OpenAI, a répondu sur LinkedIn que « l'architecture de déploiement compte plus que le langage contractuel ». En déployant ses modèles uniquement via le cloud, OpenAI affirme qu'il est techniquement impossible de les connecter directement à des armes ou des capteurs physiques.
Sam Altman a tenu à justifier la précipitation par une volonté de « désamorcer les tensions » entre l'industrie de l'IA et le Pentagone. « Si nous avons raison et que cela conduit à une désescalade, on passera pour des génies. Sinon, on continuera à être perçus comme imprudents », a-t-il concédé sur X. Le pari est risqué pour OpenAI, la société désormais étant challengé par la concurrence. Samedi, l'application Claude d'Anthropic a dépassé ChatGPT dans le classement de l'App Store d'Apple. Tout un symbôle.
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