OpenAI se lance dans la publicité : l’aveu d’un modèle économique qui ne tient pas ?
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Le PDG d'OpenAI, Sam Altman.
REUTERS - Shelby Tauber
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Le PDG d'OpenAI, Sam Altman.
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[ Mise à jour après réponse d'OpenAI
En mai 2024, Sam Altman jugeait « troublant » le mélange entre intelligence artificielle et publicité. « La publicité est pour moi l’option de dernier recours », expliquait le PDG d’OpenAI lors d’un événement à l’université d’Harvard.
Deux ans plus tard, après avoir progressivement adouci son discours - disant ne plus être « contre » la publicité à condition qu’elle soit introduite avec prudence - le patron d’OpenAI franchit le pas. D’ici quelques semaines, les utilisateurs gratuits de ChatGPT aux États-Unis, ainsi que ceux abonnés à une formule d’entrée de gamme (à 8 dollars par mois), verront apparaître des annonces dans le chatbot.
Pour présenter ce virage, OpenAI a opté pour un discours centré sur la confiance, allant jusqu’à dire que ce tournant sert avant tout la mission d’OpenAI. C’est-à-dire : « Veiller à ce que l’AGI (intelligence artificielle générale) profite à l’ensemble de l’humanité ». « La publicité s’inscrit dans cette démarche, en contribuant à rendre l’IA plus accessible », écrit dans un post de blog Fidji Simo, numéro 2 de l'entreprise, recrutée spécialement à l'automne pour trouver des voies de monétisation.
Ce revirement dit aussi beaucoup des difficultés persistantes d'OpenAI - et plus largement l’industrie de l’IA - à trouver un modèle économique viable. La stratégie commerciale de la startup américaine a longtemps été décrite ainsi : acquérir une notoriété grâce à un chatbot gratuit et grand public, et faire payer les plus gros utilisateurs (sur les 800 millions d’utilisateurs actifs chaque semaine, seulement 5 % payent un abonnement), et les entreprises via des abonnements professionnels, des API (accès direct à ses modèles), des contrats avec de grands groupes… Le BtoB devait être la poule aux œufs d’or, capable de financer les infrastructures de calcul. Mais cette promesse ne suffit pas.
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