Flottes professionnelles : le long chemin vers l'électrification de la logistique
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Le gouvernement Lecornu a lancé, jeudi, un plan pour électrifier la France.
Milence / Power Electronics
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Le gouvernement Lecornu a lancé, jeudi, un plan pour électrifier la France.
Milence / Power Electronics
Près de deux mois après le début de la guerre au Moyen-Orient qui a démontré, une fois de plus, notre dépendance aux énergies fossiles, le gouvernement Lecornu a lancé, jeudi, un plan « Électrifions la France ! » sous-titré « Pour une énergie moins chère, plus souveraine et plus durable ».
L'objectif est clair : il faut électrifier les bâtiments, l'industrie, l'artisanat, l'agriculture ainsi que les mobilités. Il ne s'agit pas seulement de « concilier électrification des transports et pouvoir d'achat des ménages » mais aussi d'« accompagner l'électrification des flottes professionnelles, de la camionnette au poids lourd ».
Et ce, au travers de quatre mesures : « rendre les flottes de véhicules de l'État exemplaires », « renforcer le soutien à l'achat de camionnettes électriques », « renforcer le soutien à l'achat de poids lourds électriques » et « planifier le déploiement des bornes de recharge sur le réseau routier national ».
Partant ainsi du principe que seuls 18,6 % des achats de voitures et de camionnettes étaient électriques en 2025, l'État cible désormais 36 % en 2026 et s'engage à acheter 100 % des véhicules « dès que les conditions d'opération le permettent ». Encore faut-il qu'une circulaire soit rédigée en ce sens pour une application au 1ᵉʳ janvier 2027.
Pour les camionnettes électriques, le gouvernement se félicite que leur pourcentage soit passé de 3 à 10 % entre 2023 et 2026, mais regrette qu'il « reste bien en dessous de l'objectif fixé par la Stratégie nationale bas-carbone (51 % en 2030, N.D.L.R.) ». Des freins « subsistent » comme la différence de coûts d'acquisition par rapport aux équivalents thermiques.
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