Female doctor measuring the pulse of a senior woman during a home visit, delivering compassionate healthcare and medical assistance tailored for elderly patients
Face à la chute de 20% du nombre de médecins généralistes en dix ans dans les Yvelines, le Département investit 900 000 euros dans une maison médicale de 394 m² à Bonnières-sur-Seine. L'ouverture prévue en 2027 en fera la 24e structure du plan départemental doté de 32 millions d'euros.
La désertification médicale frappe durement les Yvelines. En une décennie, le département a perdu plus de 20% de ses médecins généralistes, le plaçant parmi les territoires franciliens les plus fragilisés en matière d'accès aux soins. Pour y répondre, le Conseil départemental déploie depuis 2017 un plan ambitieux de création de maisons médicales. La future structure de Bonnières-sur-Seine, attendue pour 2027, en constitue un maillon essentiel.
394 m² et dix cabinets médicaux
Implantée rue Moulin-de-Pierre, au cœur d'un quartier populaire proche du centre-ville, la maison médicale occupera 394 m² répartis en dix cabinets : cinq pour la médecine générale, un pour une sage-femme et quatre pour des professions paramédicales. Cette configuration répond à une logique de regroupement pluridisciplinaire, facilitant la coordination des soins et l'attractivité pour les praticiens.
Le coût total du projet s'élève à 1,5 million d'euros, financé à 60% par le Département (environ 900 000 euros), le reste étant apporté par la Région Île-de-France et l'Agence régionale de santé (ARS). Cette répartition illustre la mobilisation conjointe des acteurs publics face à l'urgence sanitaire.
Un maillage territorial en accélération
Depuis 2017, le plan départemental de renforcement de l'offre médicale, doté de 32 millions d'euros, a permis la création de 24 maisons médicales. Parmi elles, 14 sont déjà opérationnelles et 10 en cours de réalisation dans des communes comme Bréval, Maule, Ablis, Saint-Arnoult-en-Yvelines ou Ecquevilly. Le taux d'occupation moyen de ces structures dépasse 80 à 90%, témoignant d'un besoin criant en offre de soins.
Le dispositif repose sur deux modèles : en maîtrise d'ouvrage départementale, le bâtiment appartient au Département ; en maîtrise d'ouvrage communale, les collectivités bénéficient de subventions ou d'avances remboursables pouvant atteindre 2 millions d'euros. Un appel à projets mené en partenariat avec l'ARS, l'URPS, l'AIUF et l'Ordre des Médecins a permis de sélectionner les communes selon la faisabilité et les besoins locaux de santé.
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