Le 26 juillet 2026, le peloton s'élancera de Thoiry vers les Champs-Élysées. Le Département des Yvelines a renouvelé son partenariat ASO jusqu'en 2029. Les retombées espérées s'élèvent de 3 à 9 euros par euro investi, garantissant pour la ville une visibilité dans 190 pays.Le 26 juillet 2026, Thoiry écrira son nom dans l'histoire du Tour. Le peloton s'élancera de cette commune yvelinoise de 1 500 habitants vers les Champs-Élysées. Honneur rare, fruit du partenariat Yvelines-ASO renouvelé jusqu'en 2029, la ville a obtenu le départ de la dernière étape du Tour depuis les Yvelines, et deux premières étapes du Paris-Nice.
90 000 euros, ratio 1 à 3 minimum
Un départ d'étape coûte 90 000 euros comprenant la redevance à ASO, la sécurité accrue, les travaux de voirie et de logistique. En moyenne, on estime que l'investissement est multiplié par 3 à 5. À titre d'exemple, Albi (2019) a investi 500 000 euros pour 1,5 million de retombées, Nice (2024) a généré 50-60 millions (ratio 1:8). Restaurants, hôtels, commerces : les acteurs économiques de la ville profitent immédiatement de « l'effet Tour ». Mieux, l'exposition dans 190 pays (100 en direct), via notamment les prises de vue aériennes, affirme les chiffres en matière de fréquentation des sites touristiques (en moyenne +200%), prolongeant l'effet pendant des mois, voire des années.
5,1 milliards : la manne du cyclotourisme
Le cyclotourisme pèse 5,1 milliards d'euros annuels en France (+46% en 10 ans). Deuxième destination européenne du tourisme à vélo, le pays investit massivement : +40% en dix ans. Le passage du Tour renforce durablement l'attractivité cyclable. Mus par une dynamique « Tour », les Yvelines multiplient les voies vertes et les itinéraires balisés pour capter la clientèle croissante des adeptes du cyclotourisme, transformant les routes du peloton en futurs parcours de week-end pour amateurs.
Le pari de Thoiry peut être résumé ainsi : convertir l'exposition télévisuelle en flux touristique pérenne, attirer les curieux vers le zoo et le château, ancrer durablement la commune dans l'imaginaire cyclotouriste. Le Tour passe en quelques heures ; les retombées peuvent durer des années, à condition que Thoiry transforme l'essai médiatique en stratégie d'attractivité. Entre prises de vue aériennes et passage du peloton, la commune joue son avenir touristique. À elle de prouver qu'un village rural peut rivaliser avec les destinations établies, armé d'un zoo, d'un château et de l'aura éphémère mais puissante de la Grande Boucle.