Rambouillet : le Cinéparadis renaît de l'ancien Vox

Rambouillet : le Cinéparadis renaît de l'ancien Vox
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Rambouillet : le Cinéparadis renaît de l'ancien Vox
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Rambouillet avait perdu son cinéma. L'ancien Vox avait fermé ses portes, le Cinéparadis ressuscite aujourd'hui cette flamme culturelle en plein centre-ville, exactement à l'emplacement du disparu.
7 millions pour faire renaître la magie
Le budget total s'élève à 7 millions d'euros. La Ville de Rambouillet contribue à hauteur d'1 million, la Région Île-de-France et le Centre national du cinéma alignent chacun 500 000 euros. Le reste du financement provient de prêts bancaires et des fonds propres de la SARL L'Ermitage, exploitant indépendant qui défend une vision du cinéma loin des standards formatés des multiplexes périphériques.
Le chantier avance à bon rythme. Trois des cinq salles ont déjà pris forme, la coque et la charpente du bâtiment seront achevées mi-novembre 2025. Les aménagements intérieurs s'étaleront ensuite jusqu'au printemps 2026. Judith Reynaud, qui pilote le projet avec une attention particulière, mise sur le confort des spectateurs, une programmation art et essai exigeante, et l'ouverture vers les associations locales qui font vivre la culture rambolitaine. Le chantier impose des prouesses techniques : les fondations ont dû être adaptées au terrain sablonneux typique de la région de Fontainebleau, tandis que l'architecture résolument moderne s'ouvre sur les rues du centre historique.
Une programmation qui refuse la facilité
Le Cinéparadis refuse catégoriquement la facilité du multiplexe standardisé qui aligne les blockbusters sans âme. La SARL L'Ermitage défend une ligne éditoriale pointue : films d'auteur, programmation jeune public soignée, expériences immersives dans la salle premium. Cette stratégie audacieuse parie sur la proximité du centre-ville, sur la qualité plutôt que sur la quantité de fauteuils, sur l'ancrage territorial via des partenariats avec les acteurs culturels locaux.