Viroflay : le SHALA, au service de la santé mentale

Women exercising in fitness studio yoga classes
Somkiat - stock.adobe.com

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Dans son jardin de Viroflay, Alix de Villiers a construit son propre espace professionnel, un lieu où la lumière et l’énergie circulent, en partenariat avec un jeune architecte qui comprenait ce que signifiait « bâtir pour pratiquer le yoga et la méditation de pleine conscience ». L'investissement ? « Plusieurs centaines de milliers d'euros », que la dirigeante a financés sur fonds propres. Psychopraticienne, coach, formatrice et professeure de yoga, elle exerçait depuis 2013 depuis son domicile, « poussant les meubles du salon, cachant l’espace intime derrière des paravents » plusieurs fois par mois pour accueillir les activités de l'association Être Aujourd'hui Viroflay. « Si je voulais développer les activités, j'avais besoin d'un espace plus grand. » C’est ainsi qu’est né le SHALA de Viroflay, qui signifie « lieu d’enseignement et de pratique » en sanskrit.
Un modèle économique à plusieurs étages
Le lieu fonctionne sur un modèle de revenus diversifiés. D'un côté, l'association propose des tarifs ultra-accessibles : 15 sessions de méditation de pleine conscience pour 15 € d'adhésion et 25 € de participation annuelle. De l'autre, l'activité libérale d'Alix de Villiers génère l'essentiel des revenus : accompagnements individuels en psychothérapie et constellations familiales, cours de yoga, formations à l'ennéagramme, ateliers spiritualité. S'y ajoutent la location ponctuelle de l'espace à d'autres thérapeutes ou professeurs de yoga extérieurs. Des associations, ou des entreprises, louent aussi l’espace pour les besoins de leurs événements. C’est ainsi, au SHALA, que les adhérentes de FCE Yvelines, - l’association des femmes chefs d’entreprise du département dans laquelle Alix de Villiers est très investie, - se sont réunies pour l’événement en faveur d’Octobre rose il y a quelques semaines. Les résultats sont encourageants, « en cette deuxième année, j'ai multiplié par deux le chiffre d'affaires de l’année 1. » Bien que la rentabilité de l’ensemble reste à asseoir « je peux déjà dire que je commence gagner ma vie. » sourit Alix de Villiers.
Les freins à la démocratisation
Car le paradoxe persiste : bien que le sujet de la santé mentale, ait été érigé en grande cause nationale 2025, les salles ne se remplissent pas encore « je devrais refuser du monde », regrette-t-elle. Pour la psychopraticienne, c’est tout le secteur qui doit opérer un changement de positionnement car si « on pouvait parler de bien-être en 2019 », le Covid est passé par là. « Il est désormais question de santé mentale, tout simplement. ».