Les conservateurs marquent des points auprès des entreprises

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En affirmant que la hausse de la contribution sociale prévue par les travaillistes est un "impôt sur les emplois", les conservateurs ont touché leurs opposants là où ça fait mal: leur compétence économique.

Les junkies de la politique britannique l'auront remarqué: Gordon Brown n'était pas à son mieux pour la dernière séance de questions au premier ministre à la chambre des Communes avant les élections (voir la vidéo ici). L'argument de David Cameron qui faisait le plus mal était celui concernant la hausse de la contribution sociale (National Insurance contribution).

Gordon Brown propose de l'augmenter de 1% en 2011, pour réduire le déficit. David Cameron rétorque qu'il s'agit d'un "impôt sur les emplois qui étouffera la croissance". Il a obtenu le soutien de grands patrons britanniques, dont ceux de Easyjet, Corus, House of Fraser, Sainsbury's et Marks & Spencer. Au total, 68 d'entre eux s'opposent au plan de Gordon Brown.

L'argument des conservateurs est de mauvaise foi. Ceux-ci ont fait de la baisse du déficit leur priorité. Ils affirment que celle-ci sera réalisée à 80% via des réductions des dépenses publiques, et à 20% via des hausse d'impôt. Si la contribution sociale n'augmente pas, il faudra probablement augmenter un autre impôt. Ed Balls, le ministre de l'éducation, très proche de Gordon Brown, affirme que les conservateurs augmenteront la TVA. L'effet macro-économique serait quasiment le même.

Peut-être. Mais politiquement, le fait que les grands patrons se dressent contre l'actuel premier ministre est très dommageable. Gordon Brown n'inspire presque personne outre-Manche. Mais il rassure, en grande partie grâce aux mesures de secours qu'il a introduites pendant la crise. Son argument le plus fort est que les conservateurs ne savaient pas comment réagir pendant la tempête. S'il perd sa crédibilité économique, il ne lui restera plus grand chose à faire valoir.

 

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