• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsBlogs

Pourquoi les Britanniques ne sont pas dans la rue

Eric Albert, à Londres

Publié le 22 octobre 2010 à 06:21 - Mis à jour le 22 octobre 2010 à 07:53

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 3

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 4

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 5

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Le contraste est saisissant. En France, une "réformette" (vu de Londres) provoque des semaines de manifestations. En Grande-Bretagne, des coupes budgétaires sanglantes ne font pas réagir.

Depuis quelques jours, les médias britanniques me sont tombés dessus. Tous veulent savoir la même chose: mais pourquoi les Français sont-ils si en colère, alors que la réforme des retraites est franchement très limitée (l'âge de la retraite va passer à 66 ans en 2020 en Grande-Bretagne)? Et dans le même temps, les coupes budgétaires britanniques n'ont provoqué pratiquement aucun mouvement de foule, alors qu'elles sont sans précédent. Le contraste est frappant, et symbolique de la profonde différence entre les deux pays. (A ce propos, ne croyez pas les images de manifestations britanniques diffusées sur les chaînes de télévision française: ces manifestations ont eu lieu, mais elles étaient ultra-minoritaires).

J'étais ce matin à Sky News pour en parler. La maquilleuse riait: "une retraite à 62 ans, franchement, ça me fait rêver!" La veille, la BBC world service m'avait invité à un débat avec un journaliste irlandais, qui remettait tout le monde à l'heure: "nous en sommes déjà à notre troisième plan de rigueur et il n'y a guère eu de manifestations. Les gens sont fatigués de ces coupes, mais ils ne sont pas dans la rue." Et mardi, sur Newsnight, le journal phare du soir de la BBC, j'ai tenté d'expliquer la profonde différence culturelle entre les deux pays. (L'émission se trouve ici, le reportage commençant à la 23ème minute environ.)

L'une des principales différences est la couverture médiatique. Alors que les médias français apportent souvent le point de vue des grévistes, ceux britanniques, à chaque grève, mettent en avant le point de vue des usagers: les difficultés de la famille Smith qui a dû annuler son voyage prévu depuis des mois ou les péripéties de Mr. Williams, qui a dû prendre trois bus pour se rendre à son travail, laissent les grévistes quasiment sans droit de cité.

Dans Newsnight, Brendan Barber, le secrétaire général du Trade Union Congress, la principale confédération syndicale, le reconnaît: dans une telle atmosphère, impossible de lancer de grandes grèves. Il lui faut d'abord gagner la sympathie du grand public. Et pour l'instant, ce n'est pas vraiment le cas. La majorité des Britanniques pensent que les coupes sont inévitables (58% le pensent, 29% pensent le contraire). Ils sont un peu plus divisés cependant sur la vitesse des coupes: 41% pensent que cela va à la bonne vitesse, et 44% pensent qu'elles sont trop rapides.

Pourquoi un tel fatalisme? L'explication remonte aux grandes grèves des années 1970 et 1980. A l'époque, les Britanniques ont vécu des conflits sociaux d'antologie. La "semaine des trois jours" s'était imposée lors de la grève des mineurs, le manque de charbon forçant la fermeture des centrales électriques et donc des usines. Dans cette situation, Margaret Thatcher a passé deux lois, qui ont tout changé: une grève de solidarité est désormais interdite (les dockers ne peuvent pas descendre dans la rue pour soutenir les postiers, par exemple); une grève doit être votée à bulletins secrets, et annoncée au moins sept jours à l'avance. La Dame de Fer a aussi affronté, avec l'aide de la police, la grève des mineurs et celle des imprimeries (qui ont chacune duré plus d'un an) et les syndicats ne se sont jamais remis de leur défaite.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Depuis, les grèves ne sont pas populaires. Les médias rappellent régulièrement le poids incroyable qu'avaient les syndicats dans les années 1970, en parlant comme d'un fléau qui pesait sur le pays. Les grévistes de l'époque sont allés trop loin, et les syndicats en paient encore le prix aujourd'hui. Cela peut servir d'avertissement aux syndicats français.

De plus, il faut rappeler un autre phénomène, inquiétant pour les syndicats français: le nombre de syndiqués en France est nettement inférieur à celui du Royaume-Uni. Selon l'OCDE, il est plus de trois fois inférieurs. Les grandes grèves sont peut-être populaires en France, à en croire les sondages, mais elles ne mobilisent qu'une petite partie des salariés du pays. L'absence de dialogue avec le pouvoir, que ce soit l'Elysée ou le patronat, y est beaucoup plus criante qu'en Grande-Bretagne. De ce côté de la Manche, les syndicats ont d'intéressants réussites: la non-fermeture récente d'une usine de Land Rover est un excellent exemple. Cela n'a été possible que grâce à des baisses de salaires, mais des milliers d'emplois ont été sauvegardés. Les syndicats ne sont peut-être pas dans la rue, mais ils ne sont pas inactifs.

Eric Albert, à Londres

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »