Le Women's Forum à la conquête de l'international

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Christine Lagarde au Women's Forum
Christine Lagarde au Women's Forum (Crédits : DR)
Le Women’s forum inaugurera, du 26 au 27 mai prochain, la troisième édition de son Pocket Forum à Sao Paulo au Brésil. L’internationalisation de la filiale de Publicis, pilotée par Véronique Morali et Jacqueline Franjou, se poursuit à un rythme soutenu, à l’approche des 10 ans du Women’s Forum à Deauville, qui aura pour invitée d’honneur Christine Lagarde.

A l'origine du premier Women's Forum au Brésil, en 2012, l'intention de Jacqueline Franjou et Véronique Morali, était d'aller à la rencontre des femmes, cadres supérieurs, occupant des postes à responsabilité, dans un pays en pleine évolution, et  forte croissance économique qui venait tout juste d'élire une femme, Dilma Roussef, à la présidence.

Il faut être aller sur place pour mesurer l'enthousiasme et l'énergie de ces femmes qui pendant deux jours débattent de sujets aussi variés que le management, la rentabilité mais aussi les problèmes d'inclusion. L'an dernier, Anne Lauvergeon avait fait le déplacement et s'était entretenue longuement avec Izabella Teixeira, ministre de l'Environnement du Brésil, alors que les autres membres de la délégation française échangeaient et parlaient business avec Claudia Sender, PDG de Tam Airlines et Sonia Hess de Souza, PDG de Dudalina, parmi les cinq femmes les plus influentes du continent sud américain.

Alors que l'année dernière, en mai, les rues de Sao Paulo, Rio de Janeiro comme toutes les grandes villes brésiliennes, s'enflammaient au nom des revendications de plus de justice sociale, cette année, le Women's Forum a décidé d'axer ses débats sur l'importance d'établir une croissance durable dans un pays profondément inégalitaire qui profite à tous et non plus uniquement à quelques uns.

Pendant deux jours, près de 550 participants dont 33 CEO vont assister aux échanges entre les représentants de Boeing, Avon, Lazard, Sanofi, Renault, en passant par la Clinton Global Initiative, de PlaNet Finance, d'Ashoka et une importante délégation colombienne.

« 2014 est une année particulière pour le Brésil avec la coupe du monde de football. explique Jacqueline Franjou. Le calendrier sud américain va être marqué par, 7 échéances électorales. C'était important de faire cette troisième édition au Brésil, nous continuerons, mais il est sûr qu'à l'avenir nous allons étendre notre maillage en Amérique du sud ; pourquoi pas en Colombie. Des discussions sont en cours au Mexique. Le Women's Forum a vocation à être présent sur l'ensemble des continents. A la fin de l'année, nous retournerons en Birmanie avec une délégation des neufs pays de la région, à l'issue du sommet de l'ASEAN. Nous devrions participer à l'exposition universelle de Milan à la demande d'Emma Bonino, ministre italienne des affaires étrangères. Le principe est accepté pour un forum à Dubaï, nous négocions en Afrique du sud. La première manifestation organisée en début d'année au Parlement européen, à Bruxelles, a été un succès, nous allons poursuivre sur cette voie. Enfin, bien sûr, en octobre nous fêterons à Deauville les 10 ans du Women's Forum. Nous sommes très honorés que Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, ait accepté d'en être la présidente d'honneur. Ce sera une belle édition. Dés notre retour à Paris, nos équipes vont se concentrer sur sa réalisation. »

 

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Commentaires
a écrit le 24/05/2014 à 22:12 :
MadameF .Giroux avait dit que la parite ce serait quand on nommera une femme incompetente a un poste important eh bien c'est fait
Réponse de le 27/05/2014 à 14:25 :
Le sexisme hostile est le sexisme tel qu’on l’entend traditionnellement : une hostilité envers les femmes, des idées telles que « une femme est incapable de créer », « une femme n’est pas faite pour travailler ».
Réponse de le 17/06/2014 à 11:05 :
Non. Le "sexisme ordinaire tel qu'on le voit tous les jours" dont sont victimes les hommes fait aussi partie du "sexisme hostile"... voir les juges aux affaires familiales lors des divorces entre autres. Dans ce forum de "femmes uniquement", certaines y tient des discours sectaires... en cherchant bien sur les sites de streaming vidéo connus vous trouverez des propos déplacés de m.lauvergeon envers les hommes. Un peu d'information et d'honnêteté intellectuelle vous ferait du bien, taranis.
Réponse de le 23/06/2014 à 19:04 :
Non. Le sexisme hostile c'est une distinction injuste de traitement des individus sur un critère de sexe... Par exemple, le forum des femmes, des femmes qui font des affaires mais uniquement entre elles.... ce qui exclut de fait la présence des hommes.
Réponse de le 29/06/2014 à 14:10 :
@ Sophie D : C’est vrai que des pères qui grimpent sur des grues, ça se voit, ça fait désordre dans le paysage. Alors que les enfants et les mères violentés par des pères dans le huis-clos des familles, ça ne se voit pas, donc inutile de s’en soucier. Ces pères-grues et les associations de pères font croire qu'il y aurait une insatisfaction massive des pères qui s’estimeraient discriminés et lésés par une loi qui favoriserait les mères. Or il n’en est rien. C’est même exactement le contraire puisque la quasi-totalité des séparations se fait d'un commun accord et que le seul problème est l'abandon de famille par les pères. Donc ces pères-grues créent de toutes pièces une pression sociétaire qui n’existe pas, et ceci en produisant des données faussées (désinformation). Anti-sexisme et féminisme sont synonymes. Mais on continue d’utiliser le mot féminisme (malgré sa mauvaise connotation) pour trois raisons : D’abord, ce mouvement a déjà remporté de beaux combats (avortement, divorce, droit de vote des femmes etc), nous sommes donc fières et fiers de nous ranger sous cette bannière. Le sexisme même s’il enferme les deux sexes dans des clichés désagréables, est malgré tout un système oppressif qui défavorise d’abord les femmes. « Féministe » est un mot mal connoté à cause de la réputation que le patriarcat a encouragé au sujet de ce mouvement. Changer de nom ne servira à rien car tant que nos actions dérangeront, nous serons mal vus. Alors autant montrer que nous sommes fiers de ce que nous revendiquons en conservant notre bannière.Les féministes sont les premiers à avouer qu’ils ne sont pas exempts de ce qu’on appelle le sexisme ordinaire .Et comment faire autrement ? Nous avons grandi dans une société sexiste ! Ses codes sont profondément ancrés dans nos mœurs. Tout le monde est sexiste : c’est normal. Il faut faire beaucoup d’efforts pour comprendre comment fonctionne le patriarcat et la culture du genre
@Neanderthal C’est totalement faux , les hommes sont toujours invites des dans les forum de promotion pour l egalité Homme/Femme c’est d’ailleurs toujours des assemblées composées majoritairement d’hommes qui ont voté toutes les avancees de nos droits. Les féministes qui veulent instaurer une matriarchie ,prendre le pouvoir. Pfoulala, non ! Avec tout le mal qu’on a à acquérir simplement l’égalité, on ne va pas essayer d’inverser les rôles, en plus ! Ça demanderait beaucoup trop de travail. On a déjà assez à faire en revendiquant juste la parité. Plus sérieusement, jamais les femmes féministes n’ont demandé plus de pouvoir que les hommes. Mais le fait qu’elles osent demander les mêmes dérange déjà assez pour que certains hommes se sentent menacés, eux et leurs privilèges
a écrit le 24/05/2014 à 22:09 :
bien decevante la parite ,des femmes completement histerique Aliot marie S Royal C Lagarde Dati ect...
Réponse de le 27/05/2014 à 13:38 :
Au 21ème siècle, les femmes politiques : sont Ministres, Maires de grandes villes, et même de Paris, Présidentes de Conseil régional et général ; sont investies sur des circonscriptions difficiles, et remportent souvent sur ces territoires des victoires largement méritées ; sont aussi maires de petites villes, engagées pour servir leurs concitoyens sur des mandats souvent bénévoles (5000 femmes maires en France) ; remettent en question les fonctionnements internes de leurs partis politiques, et s’engagent pour que la politique ne se fasse plus par cooptation mais au mérite. A tous ceux qui se croient encore au 14ème siècle, nous répondons : réveillez-vous ! Le milieu politique est éminemment masculin, les codes de fonctionnement sont faits par les hommes pour les hommes. C’est un milieu très dur. Les femmes dans ce milieu, ne doivent pas jouer ni se mettre à jouer dans le même registre que les hommes. Elles doivent jouer leur registre propre. Elles sont très travailleuses, présentes et compétentes. Une femme ne va jamais à une réunion sans l’avoir préparée. C’est de cette richesse et de cette diversité de comportement que la société a besoin pour ramener de l’éthique en politique
a écrit le 24/05/2014 à 22:05 :
On dirait une directrice de maison close!
Réponse de le 26/05/2014 à 13:12 :
Non seulement le territoire et l’espace personnel des femmes doivent être restreints et limités dans l’espace, mais aussi leur attitude corporelle. Leur féminité est évaluée en effet par le peu d’espace qu’elles occupent, tandis que la masculinité des hommes est jugé par l’expansion et la force de leurs gestes flamboyants . Dans les années 1930 déjà, la psychanalyste allemande Karen Horney remarquait que tous les hommes possédait un « droit socialement sanctionné de sexualiser toutes les femmes, indépendamment de leur âge ou de leur statut . Les hommes ont un droit socialement toléré, voire encouragé : celui d’inspecter et d’évaluer le corps des femmes. Les femmes sont transformées en objets sexuels par le biais de ce regard, qui les réduit à leur corps, voire à des parties de leur corps. L 'idée de "femme-objet" ne relève pas uniquement de la métaphore. La femme sexualisée semble objectivée perceptivement. Cette "objectivation" n'est sans doute pas sans conséquences sur la façon dont on peut l'appréhender
a écrit le 23/05/2014 à 14:19 :
Rencontre des femmes leaders du monde hispanophone et lusophone, une alternance de plénières pour oser voir le monde d’aujourd’hui et de demain en grand et au féminin et d’ateliers pour développer les qualités d’un leadership qualitatif, ouvert et inspiré. Car la bas comme ici, il n’y a pas moins de femmes compétentes, mais il y a moins de femmes visibles, elles ont moins de réseaux, elles sont moins nombreuses dans la liste des personnes à qui on pense immédiatement pour un poste très prisé… Et puis les femmes font moins de bruit quand elles se sentent lésées !! C’est pour rire Joe !! Ce n’est pas un constat agréable à faire mais on sait d’expérience que les personnes qui revendiquent, qui exigent, qui s’expriment haut et fort, obtiennent au final davantage que ceux, et plutôt celles, d’ailleurs, qui attendent sagement et discrètement qu’on remarque leurs compétences. Il faut que les femmes revendiquent un peu plus, qu’elles se montrent, qu’elles se constituent en réseaux, qu’elles osent plus affirmer qu’elles sont capable La mixité. : Ce thème de plus en plus présent au sein des organisations et souvent commenté, n’est pas encore tout à fait une réalité dans notre société. Malgré cette mise en avant, le constat est connu et la mobilisation continue: les femmes restent en butte à de multiples formes d’inégalités, notamment dans le monde de l’entreprise. . La mixité est un véritable enjeu de société, associé la nécessité de s’affirmer comme un état ou une organisation inclusive, équitable et respectueuse de la loi. L’égalité se bâtit au travers des tissus culturels et sociaux, avec les différents acteurs qui la composent. Il est donc difficile d’œuvrer pour la mixité sans y impliquer les hommes. À cause de la crise, ils ont un désir de plus en plus fort d’aller voir ce qui se passe dans la sphère privée car ils découvrent qu’il y a de la valeur là-dedans. Avec la montée des divorces, les hommes se sont confrontés à des problèmes de gestion du temps, traditionnellement dévolus aux femmes. On assiste donc à de vrais mouvements de revalorisation du rôle du père et la conviction s’acquiert peu à peu que la performance ne peut reposer que sur l’équilibre. Brigitte Grésy appelle ce mouvement des “3 D” : le Déni de la norme masculine, le Dépit par rapport aux avancées des femmes dans la sphère qui était celle des hommes et enfin le Désir d’autre chose. Ce désir n’a pas encore abouti, les hommes restent majoritaire préoccupés par le travail, mais ce désir naissant est assurément porteur d’espoir
Réponse de le 24/05/2014 à 22:17 :
Il est difficile d'oeuvrerpour la mixitesans y impliquer les hommes !!!S Hessel disait que les femmes etaient devenues tres exigentes il etait encore bien naif
Réponse de le 26/05/2014 à 11:18 :
Je ne vois pas ce qu’il y a d’exigeant à ce que l’autre de moitié de l’humanité prenne sa place dans le monde politique, social et économique ,qu’un système "indigne" maintient toujours dans la discrimination à travers le monde Pour moi Stephane Hessel est celui qui co-signe « Encore et encore, il faut continuer à se battre pour l'égalité économique, politique, sexuelle entre les hommes et les femmes. De cette lutte, il ne faut pas exclure les hommes. Tout au long de l'histoire, certains d'entre eux se sont mobilisés pour la cause des femmes, pour que l'on cesse de les tenir à l'écart de l'éducation, de la pensée, de l'action sociale ou politique » Je crois qu’il a voulu dire le contraire de votre interprétation : Elles ont le droit d’être exigeantes …mais bon cela reste mon avis et le votre d’adopter la misogynie Dans son best-seller, Hessel demandait aux générations montantes de repérer les «choses insupportables» qui défigurent le monde actuel: «Pour le voir, il faut bien regarder, chercher. Je dis aux jeunes: cherchez un peu, vous allez trouver.» Rien de tel dans nos démocraties occidentales mâtinées de ploutocratie. L’absence d’un cadre politique alternatif crédible condamne l’indignation à n’accoucher, au mieux, que de sporadiques révoltes. En l’absence d’un quelconque cadre théorique, les indignations contemporaines peuvent provoquer bien des soubresauts et révoltes, mais pas de vraies révolutions. Les changements profonds portés par l’espérance d’une vie meilleure se situe aujourd’hui, dans nos sociétés, à un niveau infra-politique
Réponse de le 23/06/2014 à 19:01 :
excellent remarque Cro magnon :) j'adore le pseudo ironique
Confirmée par la rage de taranis à diatriber et polémiquer avec tout le monde sur le moindre commentaire posté...
Oui il faut plus de mixité, mais surtout il faut commencer dans le "forum des femmes" parce que charity begins at home comme disent les anglais (charité bien ordonnée commence par soi-même)

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