EDF : une hausse des tarifs sinon rien
Gael Vautrin
Gael Vautrin
Prendre 5,54% en séance pour un groupe comme EDF, par les temps qui courent et en plein milieu de l'été, cela relève clairement du miracle. Ou plutôt d'un excès d'enthousiasme de la part du marché qui peine depuis un certain temps à trouver des vertus au géant français de l'énergie. Surtout après les résultats plus que mitigés délivrés pour le premier semestre. Pour preuve, avec une baisse de 15,8% depuis le début de l'année, le groupe figure parmi les plus fortes baisses du CAC 40 et l'une des plus mauvaises performances boursières du secteur en Europe. Il fallait donc bien un relèvement moyen des tarifs de 3,4% (à compter du 15 août) pour que le titre EDF sorte enfin la tête de l'eau. Morgan Stanley a d'ailleurs relevé ses prévisions de bénéfice par action pour le groupe de 2,9% sur 2011.
La banque souligne sur ce point que les tarifs sont, avec l'augmentation du taux de disponibilité des réacteurs nucléaires, les deux moteurs de la croissance des bénéfices. Autant dire qu'il n'en a pas énormément et que ces catalyseurs haussiers en bourse sont limités. Surtout sachant qu'il se vend parallèlement cher avec un PER estimé de 17,4 fois les résultats attendus sur 2010.
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La hausse du jour est avant tout l'occasion de fêter une bonne nouvelle pour EDF. Bonne nouvelle qui pourrait en définitive n'être qu'une vraie fausse bonne nouvelle si l'on sait que, depuis quelques temps, les investisseurs fuient comme la peste le secteur des "utilities" et plus particulièrement les énergéticiens en raison du risque politique. Celui-ci leur fait craindre qu'en période de difficulté financière, les Etats soient tentés un peu partout en Europe de taxer plus fortement ces groupes. Et à bien y réfléchir, la hausse des tarifs d'aujourd'hui pourrait bien être la hausse des taxes de demain.
Gael Vautrin
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