• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsPékin Business

Chine: la reprise en main des réseaux de pouvoir économique

Photo de Jean-François Dufour

Jean-François Dufour

Publié le 08 juillet 2014 à 16:07 - Mis à jour le 09 juillet 2014 à 10:06

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'Europe sous-investit dans l'éolien et la rénovation des bâtiments
  • Le Monténégro accueille un sommet européen
  • Xi Jinping se rendra en Corée du Nord lundi et mardi
  • Le Japon veut remplacer 14 réacteurs nucléaires
  • Les inquiétudes sur l'IA tirent les Bourses asiatiques vers le bas
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 3

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 4

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 5

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
A la faveur d'une campagne anti-corruption, a eu lieu un véritable démantèlement de réseaux internes au parti communiste chinois, appuyés sur des filières industrielles. D'autres se mettent en place. par Jean-François Dufour,

La campagne anti-corruption menée en Chine depuis un an et demi a été motivée par une réelle volonté de combattre un fléau qui constitue la principale menace pour le pouvoir en place. Mais en filigrane, on peut également y lire le démantèlement de puissants réseaux de pouvoir internes au Parti communiste chinois (PCC), appuyés sur des filières industrielles aux importantes implications locales ; et la mise en place de nouveaux réseaux, indispensables à l'exercice du pouvoir dans un gigantesque Etat - Parti contrôlé par la plus grande organisation politique au monde.

L'expulsion du PCC du général Xu Caihou, ancien vice-président de la Commission militaire centrale, est venue marquer fin juin une étape symbolique de la campagne de lutte anti-corruption engagée depuis 2013 par la nouvelle équipe dirigeante chinoise, en indiquant que même l'Armée populaire de libération n'était pas à l'abri. Mais ce sont les milieux dirigeants des grandes entreprises d'Etat, et de certaines filières plus particulièrement, qui ont concentré l'essentiel de la campagne.


Le démantèlement du réseau de la filière pétrolière

La plus visible de ces filières est celle de l'industrie pétrolière. En même temps que le général Xu, le PCC a confirmé en juin les expulsions de Jiang Jiemin et Wang Yongchun, les deux victimes les plus éminentes du démantèlement du puissant réseau de pouvoir qui avait été mis en place autour de CNPC (China National Petroleum Corp., maison - mère de la filiale cotée PetroChina), premier extracteur de pétrole du pays.
Jiang Jiemin avait en effet été président de CNPC avant un passage - éclair à la tête de la SASAC (State Assets Supervision and Administration Commission), l'organe de supervision des principales entreprises d'Etat chinoises, interrompu par sa mise sous enquête à l'été 2013. Wang Yongchun était quant à lui vice-président de PetroChina, et ancien responsable du champ pétrolier de Daqing, principal gisement du pays, avant de connaître le même sort quelques semaines plus tard.
Tous deux étaient des membres importants du réseau d'influence économique mis en place par Zhou Yongkang, lui-même ancien directeur général de CNPC avant de devenir Ministre de la Sécurité publique, puis membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC, l'organe politique suprême du pays (qui comptait neuf membres à l'époque où Zhou y a siégé), entre 2007 et 2012.Considéré par Xi Jinping comme le plus puissant des opposants potentiels à son action, Zhou a vu son réseau systématiquement miné depuis l'accession au pouvoir de la nouvelle équipe dirigeante.


Le reprise en main de la filière métallurgique


Une autre manifestation spectaculaire de ce démantèlement a concerné le secteur métallurgique. En mars 2013 en effet, l'envol d'un membre du réseau de Zhou Yongkang a été brusquement interrompu lorsque Liu Han, président du conglomérat diversifié (privé) Hanlong, a disparu. L'homme qui s'apprêtait à finaliser l'acquisition du groupe minier australien Sundance, qui aurait donné une tout autre dimension à ses affaires, n'est réapparu qu'un an plus tard, accusé d'association de malfaiteurs et condamné à mort.
Si le groupe Hanlong était un acteur marginal à l'échelle de l'économie chinoise, d'autres opérateurs nettement plus importants du secteur métallurgique ont également été touchés au cours des mois suivants par la campagne anti-corruption.
Wang Yifang, président du groupe HBIS (Hebei Steel), a ainsi été contraint à la démission fin 2013. De manière plus dramatique, Wei Jianghong, président de Tongling Nonferrous, s'est suicidé en juin 2014.
Peu connus au niveau international, les deux groupes n'en sont pas moins des géants de l'économie chinoise : le premier est le numéro un chinois de l'acier, contrôlant une part déterminante de la production du Hebei, première région sidérurgique au monde ; le second est le numéro deux national du cuivre, et opère, entre autres, le plus grand complexe mondial de raffinage du métal jaune.

La construction de nouveaux réseaux

Si le démantèlement de réseaux d'influence hostiles est une chose, la construction de nouveaux réseaux est tout aussi nécessaire pour contrôler un système politique articulé autour d'un PCC fort de 80 millions de membres.
Or la composition de la nouvelle équipe dirigeante chinoise permet d'identifier des hommes autour desquels vont se constituer les nouveaux réseaux de contrôle de ces filières industrielles porteuses de fortes influences locales.
Zhang Gaoli, numéro sept du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC, a ainsi fait carrière chez Sinopec, numéro un chinois du raffinage pétrolier, avant de suivre une carrière politique qui, comme secrétaire du Parti pour le Shandong puis Tianjin notamment, l'a laissé en relation avec des régions déterminantes pour l'autre grand groupe pétrolier chinois.
Quant à Guo Shengkun, l'actuel Ministre de la Sécurité publique (le poste qui avait assis le pouvoir de Zhou Yongkang avant son accession au Comité permanent), il a passé vingt-cinq ans dans ... l'industrie métallurgique, terminant sa carrière au poste de directeur général de Chinalco, le numéro un chinois de l'aluminium.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Un phénomène inévitable

La lutte contre la corruption n'a pas été qu'un prétexte, et une volonté réelle de mettre fin à des abus flagrants qui minaient la légitimité de l'Etat - Parti a dicté la campagne engagée il y a un an et demi.
Mais la nature a horreur du vide, et la nature même de l'Etat - Parti chinois, et le contrôle d'un pays de 1,350 milliard d'habitants par le biais d'une organisation politique immense, rendent inévitable la construction de nouveaux réseaux.


Jean-François Dufour, DCA Chine-Analyse

Jean-François Dufour

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »

  • 2

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 3

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 4

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »