Wall Street se reprend en fin de séance et termine en ordre dispersé

 |   |  830  mots
Les places américaines terminent la semaine en ordre dispersé après s'est reprises en fin de séance. Le Dow Jones est temporairement passé sous les 6.500 points, notamment en raison de la nouvelle dégradation du marché de l'emploi américain. Il clôture en hausse de 0,49% à 6.627 points, le S&P 500 prend 0,12% à 683 points mais le Nasdaq recule de 0,44% à 1.294 points.

Au lendemain d'une sévère chute, Wall Street a connu une séance volatile. Après s'être offert un début de journée un rebond technique, avec une vague d'achats à bon compte, les indices new-yorkais sont repassés dans le rouge. Ils terminent en ordre dispersé suite à un léger rebond en fin de séance. Les marchés restent toujours pessimistes quant à l'évolution de la conjoncture américaine. Sur les trois derniers mois, près de 2 millions d'emplois ont été détruits outre-Atlantique, dont 651.000 en février. Du coup, le chômage est au plus depuis 25 ans.

Le Dow Jones perd ainsi 0,49% à 6.627 points, le S&P 500 prend 0,12% à 683 points mais le Nasdaq recule de 0,44% à 1.294 points.

Sur le front des statistiques, le taux de chômage américain a donc touché en février son plus haut niveau depuis décembre 1983, à 8,1% de la population active. Le nombre des chômeurs atteint désormais 12,5 millions. 651.000 emplois ont encore été détruits le mois dernier. Un chiffre conforme aux attentes des économistes. Le département du travail a par ailleurs revu en forte hausse son estimation du nombre de suppressions de postes au cours des deux mois précédents: 655.000 en janvier (au lieu des 598.000 annoncés), et 681.000 en décembre (au lieu de 577.000). Décembre 2008 devient du coup le plus mauvais mois pour le marché du travail américain depuis octobre 1949.

Du côté des valeurs, les grandes banques américaines n'ont mis qu' un terme provisoire à l'hémorragie. Citgroup Citigroup, dont l'action est tombée jeudi sous la barre du dollar pour la première fois de son histoire, termine en légère hausse de 0,98% à 1,03 dollar. L'établissement new-yorkais cède 1,96% à 1 dollar. Selon le journal japonais Yomiuri, l'ancienne première banque mondiale souhaiterait vendre sa participation de 26% dans le courtier en ligne nippon Monex Group afin de dégager des liquidités.

Wells Fargo résiste, gagnant 6,03% à 8,61 dollars. Pourtant, la banque de San Francisco, la quatrième du pays depuis le rachat fin 2008 de sa concurrente Wachovia, a annoncé une très forte baisse de son dividende, qui passe de 34 à 5 cents. Cette mesure lui permettra d'économiser 5 milliards de dollars par an. Le groupe table par ailleurs sur 2 milliards d'économies sur ses coûts cette année. Bank of America recule de son côté de 0,95% à 3,14 dollars et JPMorgan chute de 4,04% à 15,93 dollars.

General Motors reste nettement dans le rouge ce jeudi et plonge de 22,04% à 1,45 dollar. Le premier constructeur automobile américain a chiffré à 1 milliard de dollars les coûts liés aux difficultés de sa filiale suédoise Saab, qui a demandé la protection de la loi sur les faillites. Le géant de Detroit n'est par ailleurs pas à l'abri d'une faillite, selon ses auditeurs. GM a déjà reçu 13,6 milliards de dollars de la part des autorités américaines et il réclame encore 16,4 milliards après avoir perdu plus de 30 milliards au cours de l'année 2008.

Du côté des hausses, Rohm & Haas bondit de 18,13% à 63,80 dollars et Dow Chemical prend 9,89% à 7,11 dollars. Un mois et demi après avoir renoncé, Dow Chemical a confirmé ce vendredi avoir repris les discussions avec son concurrent pour tenter de finaliser cette opération. Ce projet avait été avorté fin janvier alors que le groupe chimique américain n'avait pas réussi à financer cette opération, estimée à 15,3 milliards de dollars. Le groupe américain comptait notamment sur la création d'une coentreprise dans la pétrochimie avec le Koweït, qui devait lui rapporter 7,5 milliards de dollars. Mais le gouvernement koweïtien a annulé fin décembre ce contrat.

Genentech bondit de 11,29% à 90,26 dollars après que Roche a annoncé le relèvement de son offre sur le solde du capital de sa filiale, détenue pour l'instant à 55,8%. Le groupe pharmaceutique suisse, a augmenté son prix à 93 dollars par action, contre 86,50 dollars précédemment alors que Genentech espérait 112 dollars. Roche a par ailleurs précisé que l'offre avait été prolongée jusqu'au 20 mars à minuit.

Coca-Cola gagne 3,30% à 39,10 dollars. Le leader mondial des boissons sans alcool a annoncé ce vendredi un nouvel investissement en Chine de 2 milliards de dollars sur trois ans. Le marché chinois est déjà le troisième pour le géant des sodas, qui espère y renforcer sa position. Il va ainsi dépenser 2,4 milliards de dollars pour l'acquisition du chinois China Huiyuan Juice, annoncée en septembre dernier.

Pfizer progresse de 0,47% à 12,73 dollars. Le premier groupe pharmaceutique mondial serait en concurrence avec Sanofi-Aventis pour prendre une participation dans la division biotechnologique de l'indien Wockhardt, affirme ce vendredi l'Economic Times. Le montant de cette opération pourrait s'élever à 48 millions de dollars, selon une source citée par le journal indien.

Enfin, Macy's grimpe de 5,47% à 6,94 dollars. Goldman Sachs est passé de "neutre" à "achat" sur la valeur estimant que la deuxième chaîne américaine de grands magasins avait entrepris les efforts nécessaires pour réduire ses coûts.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :