Wall Street dans le rouge après les mauvais chiffres de l'immobilier

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Les places américaines restent orientées à la baisse ce jeudi après la baisse surprise des reventes de logements. Vers 19h, le Dow Jones cède 0,57% à 9.693 points, le Nasdaq recule de 0,1,42% de 2.101 points et le S&P 500 abandonne 1,05% à 1.050 points.

Le repli se poursuit à Wall Street, après un retournement ce mercredi soir lors des derniers échanges débouchant sur une baisse d'environ 1% des indices new-yorkais. Ce jeudi, c'est la baisse inattendue des ventes de logements anciens aux Etats-Unis qui plombent les investisseurs, alors que les derniers chiffres en provenance du marché immobilier incitaient à l'optimisme. Les places américaines avaient pourtant ouvert en légère hausse mais ont piqué du nez après la publication de cette statistique.

Vers 19h, le Dow Jones cède 0,57% à 9.693 points, le Nasdaq recule de 0,1,42% de 2.101 points et le S&P 500 abandonne 1,05% à 1.050 points.

Sur le front des statistiques, Les ventes de logements dans l'ancien ont reculé contre toute attente au mois d'août. Elles ont diminué de 2,7% en volume, à 5,10 millions de logements en rythme annuel, contre 5,24 millions en juillet. Les analystes attendaient au contraire une augmentation à 5,35 millions d'unités.Le stock de logements à vendre a reculé de 10,8% à 3,622 millions d'unités. Le prix médian d'un logement a chuté de 12,5% sur un an, à 177.700 dollars.

Par ailleurs, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage sont tombées la semaine dernière à leur plus bas niveau depuis le début du mois de juillet, avec 530.000 dossiers déposés, soit une baisse de 21.000 par rapport à la semaine précédente. Ce repli n'avait pas été anticipé par les économistes, qui attendaient de leur côté 550.000 demandes. La moyenne mobile sur quatre semaines, considéré comme plus représentatif d'une tendance, recule pour sa part à 553.500 contre 564.500 la semaine précédente. Il s'agit de son niveau le plus bas depuis fin janvier.

Du côté des valeurs, Abbott Technologies prend 0,63% à 46,42 dollars. Selon le Wall Street Journal, le laboratoire américain aurait fait une offre de rachat sur la division pharmaceutique du belge Solvay, également convoitée par le suisse Nycomed. Ce dernier aurait déjà soumis une offre comprise entre 4 et 4,5 milliards d'euros. Une telle opération permettrait à Abbott de prendre complètement le contrôle d'une nouvelle génération d'anticholestérol, le TriLipix, développé en collaboration avec Solvay et qui a reçu son autorisation de mise sur le marché américain l'an dernier.

Electronic Arts cède 3,40% à 19,16 dollars, après avoir grimpé de 7% la veille en raison de rumeurs d'intérêt de la part de Microsoft. Mais la firme de Redmond, qui fabrique notamment la console de jeu Xbox 360, a démenti ce jeudi, assurant qu'elle ne projetait pas de racheter le deuxième éditeur mondial de jeu vidéo. Avec une capitalisation de 6,5 milliards de dollars, EA reste cependant une cible potentielle pour des géants américains des médias comme Disney ou Time Warner, estime certains analystes. Microsoft progresse pour sa part de 0,93% à 25,95 dollars.

Toujours sur le secteur technologique, Red Hat s'envole de 10,57% à 27,51 dollars. Le leader mondial de la distribution du système d'exploitation Linux a dégagé des profits de 29 millions de dollars pour le compte de son deuxième trimestre, en hausse de 47% sur un an. Hors exceptionnels, cela représente 16 cents par action, contre 15 cents anticipés par les opérateurs. Les ventes sont également supérieures aux attentes à 184 millions de dollars. En outre, JPMorgan a relevé son objectif de cours de 18 à 21 dollars et Bank of America/Merrill Lynch a relevé sa recommandation de "neutre" à "achat".

Forte hausse également pour 3Com, qui grimpe de 4,60% à 5 dollars. Le groupe spécialisé dans les équipements de réseau a dépassé les attentes des marchés au titre du premier trimestre de son exercice décalé 2009-10. Son bénéfice net a chuté de plus de 90%, à 8 millions de dollars. Mais il ressort à 8 cents par action et hors exceptionnels, soit 3 cents de mieux que le consensus. Son chiffre d'affaires s'élève à 291 millions de dollars, contre 278 millions escomptés.

Enfin, National Semiconductor s'adjuge 0,81% à 15,01 dollars après que Citigroup est passé de "neutre" à "achat" sur le titre. L'intermédiaire new-yorkais estime que le fabricant de semi-conducteurs devrait voir sa marge opérationnelle progresser l'an prochain, profitant notamment de la demande croissante pour les composantes de smartphones. Citi a par ailleurs revu à la hausse son objectif de cours, le portant de 18 à 23 dollars.

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