L'Oréal ne séduit pas le marché

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Le leader mondial des cosmétiques a publié un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 5,2% en données comparables. Une croissance organique qui s'avère inférieure aux attentes.

L'Oréal peine à convaincre le marché après la publication de son chiffre d'affaires trimestriel. A la Bourse de Paris, le titre du groupe de cosmétiques s'affiche comme l'une des plus faibles performances du CAC 40, avec une progression limitée de 0,82% à 82,76 euros. Et ce malgré un relèvement de recommandation à l'achat de Goldman Sachs.

Certes, le groupe a vu son chiffre d'affaire nettement progresser au deuxième trimestre, de 12,4% à 4,94 milliards d'euros. Cette hausse est principalement due aux nouveaux marchés (Asie, Europe de l'Est, Amérique latine et Afrique) où le chiffre d'affaire a progressé de 11,1%. En Europe de l'Ouest, il n'a augmenté que de 1,1% et de 4,2% en Amérique du Nord.

Mais la croissance organique à 5,2% n'est pas à la hauteur des attentes. Selon le consensus, les analystes tablaient sur un taux de 5,6%.

Sur l'ensemble du semestre, le chiffre d'affaire a bondi de 6,3% en données comparables et de 10,2% en données publiées à 9,67 milliards d'euros. La hausse dans les nouveaux marchés est de 13% en données comparables, alors qu'elle n'est que de 2% en Europe de l'Ouest de 4,9% en Amérique du Nord.

La division luxe a enregistré un chiffre d'affaires en hausse de 12% sur le semestre et de 9,7% en données comparables. La division produits professionnels a réalisé semestre une croissance de 5,3 % en comparable et de 11,9 % à données publiées. La division produits grand public enregistre une croissance de 5,6 % en comparable à fin juin. Toutes les grandes marques sont en progression et particulièrement Maybelline. Le chiffre d'affaires de la division cosmétique active affiche une évolution au premier semestre de 4,7 % à données comparables et de 7,9 % à données publiées.

Jean-Paul Agon, directeur général de L'Oréal, salue cette forte progression qui "traduit le retour à une bonne progression des ventes en comparable, ainsi qu'un effet de change très positif, qui pourrait d'ailleurs s'amplifier au cours de l'année". Il se dit confiant dans l'avenir : "ces résultats nous confortent dans nos grands choix stratégiques et nous permettent d'aborder le second semestre avec confiance".

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