Les prévisions de GDF-Suez laissent les investisseurs sur leur faim

 |   |  396  mots
Malgré la baisse des prix du gaz, le groupe énergétique a fait état d'un chiffre d'affaires et d'un résultat brut d'exploitation (Ebitda) en hausse sur les neuf premiers mois de l'année. Mais le manque de précisions dans son objectif annuel pénalise le titre. A la clôture, le titre a conclu en baisse de 2,24 % à 28,09 euros.

GDF Suez a publié mercredi un chiffre d'affaires et un résultat brut d'exploitation (Ebitda) en hausse pour les neuf premiers mois de 2010 malgré la baisse des prix du gaz et a confirmé l'ensemble de ses objectifs.

Les ventes du groupe se sont élevées à 60,1 milliards d'euros à fin septembre, en hausse de 3,8% (+1,2% en organique), tandis que son Ebitda a atteint 11 milliards, en croissance de 8,8% (+3,8% en organique). Selon le consensus réalisé par Reuters, les analystes attendaient en moyenne un chiffre d'affaires de 59,4 milliards d'euros et un Ebitda de 10,7 milliards.

L'énergéticien a par ailleurs précisé qu'il tablait cette année sur un Ebitda supérieur à celui de 2009 et en croissance d'au moins 15 % en 2011.

Un manque de précision que le marché n'apprécie guère. Le titre de l'énergéticien français a accusé le coup en Bourse où il a cédé 2,24 % à 28,09 euros sur la séance de mercredi, soit la plus forte baisse du CAC 40. Ce recul intervient également après un mois d'octobre favorable durant lequel la valeur s'est adjugée plus de 9 % en Bourse.

Sur un autre sujet, GDF Suez a confirmé la poursuite de son programme de développement industriel de l'ordre de 10 milliards d'euros pour l'année.

Le groupe souligne que son chiffre d'affaires sur neuf mois a notamment bénéficié de la progression des ventes d'électricité sur les principaux marchés de gros en Europe, la demande soutenue d'énergie en Amérique latine, une reprise de la demande en Asie, mais qu'il a été freiné par "une conjoncture qui demeure difficile sur les marches du gaz naturel".

L'Ebitda de GDF Suez a été tiré par la progression des résultats de la branche Energie France - avec notamment une hausse des prix du gaz de 15% environ depuis le début de l'année - et par la croissance des résultats de la branche Energie Europe et International dans l'ensemble des zones géographiques en dehors de l'Amérique du Nord.

"Ces effets ont cependant été partiellement compensés par le recul des résultats de la branche Global Gaz et GNL, en ligne avec la tendance observée au 30 juin et lié aux conditions de marché défavorables", a souligné le groupe.

La dette nette de GDF Suez s'établissait fin septembre à 31,8 milliards d'euros, en baisse de 1,7 milliard par rapport à fin juin 2010.

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :