Zodiac : Safran jette l'éponge et fait chuter le titre

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L'abandon du projet d'OPA hostile de Safran sur Zodiac fait chuter le cours de l'équipementier en Bourse. En matinée, le titre recule de près de 6 %.

Mis devant l'obligation par l'AMF de clarifier, avant l'ouverture de la bourse de ce jour, ses intentions à propos de Zodiac Aerospace, Safran a finalement indiqué qu'il renonçait à effectuer une OPA hostile.

Le titre Zodiac, qui affichait une hausse de près de 80% depuis le début de l'année, chute de 6,05% à 48,73 euros à la clôture alors que Safran progresse en sens inverse de 4,48% à 23,65 euros.

"Finalement, les déclarations de Safran n'ont qu'accentué l'intérêt spéculatif autour de Zodiac et mis en avant la réussite de son modèle économique", indiquent les analystes de chez Barclays. La bulle spéculative se dégonflant il est logique que le titre décroche. Chez UBS, une analyse identique a motivé la révision à la baisse de leur recommandation. Jusqu'à présent à l'achat sur le titre Zodiac Aerospace, l'intermédiaire est dorénavant passé à "neutre".

Suite aux propos de Jean-Paul Herteman, président du groupe, qui en début de semaine indiquait qu'une offre hostile sur Zodiac était une "possibilité", l'AMF a enjoint Safran à clarifier ses intentions avant l'ouverture des marchés de ce jour. Dans un communiqué envoyé ce jeudi soir, la société a indiqué que "conformément à sa culture d'entreprise, Safran ne déposera pas d'offre publique sur Zodiac".

Regrettant que ses efforts de persuasion entamés en juin n'aient pas abouti, le groupe renonce donc à tout rapprochement avec Zodiac en dépit, souligne l'équipementier aéronautique, du "bien fondé industriel et des complémentarités technologiques de portée stratégique" qu'il aurait offert.

Le dossier est donc clos, du moins pour les six mois à venir. Selon les règles de l'AMF, cette déclaration est en effet engageante pour cette période, à moins d'un changement des conditions de marché ou d'un événement exceptionnel. Il pourrait par exemple s'agir d'une offre d'un chevalier blanc, auquel cas Safran serait autorisé à lancer une contre-offre.

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