La Bourse de Paris décroche à nouveau

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Les craintes sur la crise irlandaise et une contagion à d'autres pays, Espagne et Portugal en tête, ont encore pesé lourdement sur le marché. A la clôture, le CAC 40 chute de 2,47% à 3.724,42 points pour revenir à ses plus bas niveaux depuis début octobre.

La chute est rude. Les indices boursiers ont affiché ce mardi de forts replis alors que le marché ne redoute qu'après l'Irlande, l'Espagne ou le Portugal soient en première ligne dans la crise des dettes souveraines en zone euro. Dans ce contexte, les valeurs bancaires ont été à nouveau attaquées tandis que l'euro s'affaiblit.

A la clôture, le CAC a chuté de 2,47% à 3.724,42 points, soit son plus bas niveau depuis le 4 octobre dernier. Et la tendance a été identique en Europe : le Dax de Francfort a perdu 1,72%, le Footsie londonien 1,75% tandis que l'Ibex de Madrid reculait de 3,05%.

Les inquiétudes de la communauté internationale concernant les affrontements entre Corée du Nord et du Sud ont également plombé la tendance. Dans ce contexte, la révision à la hausse du PIB américain pour le troisième trimestre est passée inaperçue.

En deuxième estimation, la croissance américaine ressort à 2,5% en rythme annualisé au troisième trimestre, contre une hausse de 2% annoncée précédemment, soutenue par des exportations, une consommation des ménages et des dépenses publiques meilleures qu'initialement envisagé. Au deuxième trimestre, le PIB était ressorti à 1,7%.

Valeurs en baisse

Le secteur bancaire a été pénalisé par son exposition aux pays les plus fragiles, comme l'Irlande et l'Espagne. Lanterne rouge du CAC 40, Société Générale décroche de 4,69% à 38,75 euros.

Crédit Agricole chute de 4,26% à 10,12 euros. La banque verte a tenté de rassurer en jugeant son exposition "peu significative" à la dette souveraine de l'Irlande. Elle affirme l'avoir "considérablement" réduite depuis les tests de résistance bancaire de juillet.

De leur côté, BNP Paribas recule de 3,82% à 50,14 euros et Natixis de 2,74% à 3,62 euros. L'assureur Axa n'échappe pas à la défiance sur les valeurs financières et baisse de 3,53% à 12,16 euros.

Dans leur ensemble, les valeurs cycliques souffrent des inquiétudes des investisseurs. Lafarge décroche de 3,48% à 43,19 euros pénalisé par l'abaissement de recommandation de Citigroup.

ArcelorMittal abandonne 2,89% à 23,69 euros et Saint-Gobain 2,47% à 36 euros. Après avoir limité ses pertes en début de séance, Schneider Electric termine sur un fort repli de 3,74% à 106,75 euros. Le groupe a annoncé le rachat d'Uniflair, troisième fabricant mondial de systèmes de refroidissement. Le montant de l'opération n'a pas été dévoilé.

En revanche, Technip a bien résisté (-1,09% à 59,89 euros) alors que le groupe parapétrolier, via sa filiale italienne, va participer au projet de développement de la raffinerie cubaine de Cienfuegos d'un montant de 6 milliards de dollars (4,4 milliards d'euros).

Unibail-Rodamco s'en sort bien également (-1,18% à 138,15 euros) grâce au relèvement de recommandation d'UBS. L'intermédiaire n'est plus à "vendre" sur la valeur.

Valeurs en hausse

Seules deux valeurs parviennent à se hisser dans le vert. Il s'agit de Cap Gemini (+0,13%) et de Suez Environnement qui bénéficie de son caractère défensif (+0,07% à 13,99 euros).

Hors CAC 40

Zodiac clôture en forte baisse de 4,12% à 47,80 euros malgré la publication de résultats annuels 2009-2010 pourtant légèrement supérieurs aux attentes. Les investisseurs prennent leurs bénéfices après le fort rebond du titre lié à la spéculation autour d'une offre de Safran.

Séance difficile aussi pour Arkema (-3,34% à 46,28 euros). Le groupe de chimie, qui organise ce mardi une journée investisseurs, a dit viser un Ebitda de plus d'un milliard d'euros à l'horizon 2015, notamment grâce à une croissance plus forte dans les pays émergents et des acquisitions ciblées. Ces objectifs ambitieux n'empêchent par les prises de profits alors que le titre a bondi de plus de 80% depuis le 1er janvier.

Gecina limite son repli (-1,27% à 81,83 euros). La société foncière a annoncé pour 440 millions d'euros d'acquisitions de bureaux en trois opérations dans le cadre de son objectif visant à porter la valeur de ce patrimoine de 5,5 à 9 milliards d'euros à l'horizon 2014.

Thales progresse de 0,45% à 26,62 euros alors que le marché attend un plan de restructuration. Le groupe, qui tient un comité de groupe mercredi, pourrait annoncer plus de 1.000 suppressions d'emplois.

Devises et pétrole

L'euro s'affaiblit nettement alors que les craintes d'une contagion de la crise des dettes souveraines en zone euro se propagent. 1 euro vaut 1,3378 dollar.

Sur les marchés pétroliers, les cours du brut sont en baisse. Le baril de WTI s'échange contre 80,96 dollars et le baril de Brent de la Mer du Nord contre 82,99 dollars.

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