Bruits de bottes en Corée
latribune.fr
latribune.fr
L'armée sud-coréenne a annoncé ce mardi avoir riposté à des tirs d'artillerie nord-coréens sur une île du Sud, où plusieurs dizaines d'incendies ont été signalés. Des habitants de Yeonpyeong, au large de la côte ouest de la Péninsule, prés de la frontière maritime contestée, ont été évacués, rapporte un témoin.
L'agence de presse sud-coréenne Yonhap fait état de quatre militaires sud-coréens blessés. Selon un témoin cité par la chaîne de télévision YTN, 60 à 70 bâtiments sont en feu et des images montrent quatre colonnes de fumée s'élevant de l'île. Un avion de chasse sud-coréen a été dépêché sur la côte ouest, ajoute-t-elle.
"Les gens sont morts de peur et le bombardement se poursuit", a déclaré un témoin. Une réunion extraordinaire du cabinet de sécurité a été convoquée et le président Lee Myung-bak a déclaré qu'il s'efforçait d'éviter une dérive vers un conflit de plus grande ampleur, indique Yonhap. YTN ajoute que Séoul a menacé Pyongyang de représailles plus appuyées en cas de poursuite des provocations. Le ministère chinois des affaires étrangères a par ailleurs exprimé son inquiétude.
Les réactions des grandes puissances sont unanimes. "Les Etats-Unis condamnent fermement cette attaque et appellent la Corée du Nord à cesser son action belligérante et à respecter pleinement les termes de l'accord d'armistice" a ainsi déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, dans un communiqué. Washington se dit prêt à soutenir son allié.
Tout en condamnant le bombardement, la Russie a mis en garde les deux pays contre une escalade militaire : "Il est nécessaire de faire cesser immédiatement tous les tirs. Un danger colossal doit être dissipé. Les tensions vont croissant dans la région", a affrimé devant la presse le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, a également fermement condamné les les tirs d'obus nord-coréens. De même que Londres et Berlin. "Cette nouvelle provocation militaire met en danger la paix dans la région", a observé le ministre des affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle qui salue "les efforts du président sud-coréen Lee pour éviter que la situation ne s'aggrave pas."
Unique alliée de la Corée du Nord, la Chine a de son côté exhorté les deux parties à "faire davantage pour contribuer à la paix".
latribune.fr
Cadmium : diminuer la teneur des engrais n'aura d'effet sur les récoltes « qu’après plusieurs décennies »
Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026
🔴 Déficit commercial, production industrielle, transparence salariale… L'essentiel de l'actualité ce vendredi 5 juin
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles