Wall Street ne profite pas du compromis fiscal entre Obama et les républicains

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Après avoir ouvert en nette hausse, les places boursières américaines ont terminé sans tendance, malgré l'annonce du maintien des avantages fiscaux des Américains les plus aisés, dont l'arrêt aurait pu pénaliser la croissance.

Comme la veille, Wall Street a terminé sans direction nette ce mardi. Les places new-yorkaises avait pourtant ouvert en nette hausse, profitant du compromis entre Barack Obama et les républicains sur la question fiscale. La mesure la plus attendue concerne l'extension des avantages fiscaux accordés aux ménages les plus aisés, beaucoup d'économistes craignant que leur arrêt ne mette en péril une reprise déjà fragile. Mais les marchés ont par la suite été pénalisés par l'appréciation du dollar.

A la clôture, le Dow Jones cède ainsi 0,03% à 11.359 points, le S&P 500 progresse de 0,05% à 1.224 points et le Nasdaq gagne 0,15% à 2.598 points.

L'accord entre démocrates et républicains prévoit donc l'extension pour deux ans des tous les avantages fiscaux accordés sous la présidence de George Bush, qui arrivaient à leur terme en fin d'année. Les républicains ont tout fait pour les ménages les plus aisés, gagnant plus de 250.000 dollars par an, le président américain souhaitant au contraire concentrer l'effort fiscal sur les classes moyennes. Les déductions d'impôts sur les dividendes ont également été maintenues. En contrepartie, les démocrates ont obtenu la prolongation pour treize mois des mesures d'urgence allongeant la durée des indemnisations chômage de 26 à 99 semaines. Le 1er décembre, 800.000 chômeurs se sont retrouvés sans aucune allocation. Et ils auraient pu être 2 millions avant la fin de l'année.

Du côté des valeurs, Citigroup grimpe de 3,82% à 4,62 dollars. Le Trésor américain a annoncé lundi soir qu'il avait soldé sa participation dans la banque new-yorkaise, vendant toutes les actions qui lui restaient pour 10,5 milliards de dollars. L'Etat, qui détient encore bons de souscriptions d'actions, avait injecté 45 milliards de dollars dans l'établissement afin de lui éviter la faillite. Il assure avoir réalisé un profit de 12 milliards de dollars dans cette opération.

3M recule de 3,10% à 84,19 dollars. Le groupe industriel a pourtant livré ce mardi des prévisions supérieures aux attentes des marchés, en raison d'une forte demande dans les marchés émergents. L'inventeur des Post-it et du Scotch attend un bénéfice par action (BPA) allant de 6,17 à 6,37 dollars en 2011, pour un chiffre d'affaires compris entre 29 et 30,5 milliards de dollars. Le consensus des marchés est actuellement fixé à 6,20 dollars et à 29,2 milliards.

Talbots plonge de 22,65% à 8,81 dollars. La chaîne de magasins d'habillement s'attend à un quatrième trimestre très difficile et a nettement revu à la baisse ses objectifs pour l'année prochaine, misant sur un BPA compris entre 70 et 78 cents, soit 14 cents de mieux que sa précédente fourchette. Au troisième trimestre, le groupe a déjà souffert d'un repli de ses ventes, en baisse de 3%, à 299 millions de dollars, là où les marchés misaient sur 303 millions. Ses profits sont élevés à 17 millions de dollars, en ligne avec les attentes.

Enfin, Nicor progresse de 4,34% à 48,79 dollars après l'annonce ce son rachat par AGL Resources (-5,79% à 34,98 dollars). Ce dernier déboursera 2,4 milliards de dollars pour mettre la main sur son concurrent dans la production de gaz naturel. Il offre aux actionnaires de sa cible une prime d'environ 13%.

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