Wall Street chute après des commentaires négatifs sur la dette américaine

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Standard & Poor's a porté sa perspective à "négative" sur la dette américaine, ouvrant la voie à une dégradation à moyen terme de sa note.

Début de semaine difficile à Wall Street. Les indices new-yorkais ont ouvert en nette baisse ce lundi, dans le sillage des Bourses européennes. Déjà inquiets en raison la situation des dettes souveraines en Europe, les investisseurs ont été conforté dans leur sentiment négatif par l'annonce par Standard & Poor's de l'abaissement de sa perspective sur la dette américaine. Portée à "négative", cette perspective laisse entrevoir une potentielle dégradation à moyen terme de la note des Etats-Unis. Peu après l'ouverture, le Dow Jones chutait de 1,41% à 12.168 points, le Nasdaq reculait de 1,47% à 2.724 points et le S&P 500 perdait 1,42% à 1.301 points.

Du côté des valeurs, Citigroup recule de 1,36% à 4,36 dollars. La banque new-yorkaise a fait état lundi d'une chute de 32% de ses profits au premier trimestre, à 3 milliards de dollars. Cela représente 10 cents par action, soit un penny de mieux que le consensus des marchés. Son produit net bancaire, l'équivalent du chiffre d'affaires pour les banques, a fortement reculé sur la période, tombant à 19,7 milliards de dollars, sous les attentes des analystes (20,6 milliards). Le titre resiste cependant mieux que l'ensemble du secteur bancaire.

Halliburton abandonne 1,90% à 45,93 dollars. Le groupe de services parapétroliers a fait mieux que prévu au premier trimestre, dégageant 511 millions de dollars de profits, deux fois plus que l'an passé. Par action, ce bénéfice ressort à 61 cents, contre 58 cents attendus. Le chiffre d'affaires a atteint 5,3 milliards de dollars sur le trimestre, profitant de la hausse des cours du pétrole. C'est également supérieur aux prévisions des opérateurs, qui misaient en moyenne sur des revenus de 4,9 milliards.

Toujours au chapitre des résultats, Eli Lilly a réalisé un bénéfice net de 1,1 milliards de dollars au cours des trois premiers mois de l'année. Hors exceptionnels, cela représente 1,24 dollar par action, là où les analystes escomptaient 1,17 dollar. Le groupe pharmaceutique a dégagé un chiffre d'affaires de 5,8 milliards de dollars, tout juste au-dessus des anticipations (5,7 milliards). Pourtant, l'action recule de 0,69% à 35,76 dollars.

Gannett chute de 3,92% à 14,22 dollars. Le premier groupe de presse américain a publié des résultats très légèrement inférieurs aux attentes pour le compte du premier trimestre, avec un bénéfice net de 91 millions de dollars et un chiffre d'affaires de 1,25 milliard. Des performances en repli par rapport à l'an passé, en raison notamment d'une baisse des recettes publicitaires des journaux du groupe.

Enfin, Johnson & Johnson cède 0,46% à 60,28 dollars. Le groupe de pharmacie et de produits d'hygiène personnelle est en discussions avancées pour racheter le groupe suisse de matériel médical Synthes. Selon le "Wall Street Journal", il pourrait offrir 20 milliards de dollars pour mener à bien cette acquisition. Cela constituerait une prime de 11% pour les actionnaires de sa cible, qui a confirmé les négociations tout en expliquant qu'il n'existait aucune assurance sur leur issue.

 

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