Le secteur financier plombé par la crise en zone euro

 |   |  435  mots
Copyright Reuters
Les valeurs financières accusent encore ce mardi les plus fortes baisses des marchés actions en Europe. La perspective d'une contagion de la crise de la dette grecque et l'absence de position commune de l'Union européenne inquiètent vivement les investisseurs.

Dans un contexte de crise autour des dettes souveraines en zone euro, les investisseurs continuent de se désengager massivement des valeurs financières.

A la Bourse de Paris, dans la matinée, Crédit Agricole chutait de 4,3%, Axa de 3,3%, Natixis de 3,1%, BNP Paribas de 2,7% et Société Générale de 2,3%. Le secteur financier, qui pèse pour 18% dans l'indice CAC 40, entraînait du coup le marché en forte baisse.

Lundi, le scénario était déjà identique. A la clôture, Axa a lâché 6,59 %, BNP Paribas a reculé de 6,75 %, Crédit Agricole s'est replié de 7,66%, Société Générale a perdu 5,70%. Seule Natixis (-2,06%) a quelque peu résisté au plongeon général des valeurs financières.

La principale inquiétude porte sur une contagion de la crise des pays dits "périphériques" de la zone euro à l'Italie, troisième économie de la zone euro derrière la France et l'Allemagne. Après la dégradation de la note du Portugal la semaine dernière par Moody's, le marché semble craindre la même sanction pour l'Italie. Le 17 juin dernier l'agence de notation a en effet annoncé réexaminer la notation de la dette à long terme de l'Italie en vue d'une éventuelle dégradation. Quelques jours plus tard (23 juin), elle menaçait d'abaisser les notes de seize banques italiennes et de deux institutions financières dans les prochaines semaines.

Dans ce contexte, et alors que le rendement italien à 10 ans a atteint ce mardi un record depuis 2000 à 5,89%, soit au-delà de la fourchette de 5,5% à 5,7% que certains banquiers présentent comme critique pour l'économie du pays, les craintes sont de plus en plus vives. Ce d'autant plus que les banques, notamment italiennes, doivent aussi faire face à la publication des "stress tests"  vendredi.

A la Bourse de Milan, les banques italiennes sont de fait dans la tourmente. La première banque du pays, UniCredit, chutait de 7,11% à 1,072 euro et sa cotation a été suspendue temporairement. Parmi les autres valeurs bancaires, Banca Popolare di Milano lâchait 6,62% à 1,34 euro, Intesa Sanpaolo 5,44% à 1,443 euro et Banco Popolare 3,58% à 1,321 euro.

En Europe, l'indice Stoxx600 des banques reculait ce mardi dans la matinée de 1,84%. Depuis le début de l'année, il signe la plus mauvaise performance sectorielle avec un repli de 12,7%.

Une nouvelle réunion des ministres de Finances de la zone euro est prévue ce mardi à Bruxelles alors que celle organisée la veille n'a pas permis de dégager une position commune. La possibilité d'un défaut limité de la dette grecque commence de plus en plus à être évoqué, notamment par les Pays-Bas et l'Allemagne.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :