Le CAC 40 résiste aux prises de bénéfices

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Après avoir plié sous le poids de prises de bénéfices, la Bourse de Paris fait montre de résistance. Et ce malgré la baisse de commandes de biens durables aux Etats-Unis en août. Les investisseurs se montrent tout de même prudents alors que l'Allemagne semble peu disposée à vouloir renflouer le fonds de stabilité financière (FESF).

Après trois jours euphoriques lui ayant permis de rebondir de près de 9 %, le CAC 40 a dans un premier temps été victime de prises de bénéfices avant de revenir osciller autour de ses niveaux de la veille.  Mais la publication d'une baisse des commandes de biens durables aux Etats-Unis en août a fait rebasculer le CAC40 dans le rouge . Vers 15h14, l'indice phare de la place parisienne reculait de 0,43% à 3.010,30points.

Certes, l'espoir d'un règlement rapide de la crise de la dette qui a permis à la Bourse de Paris de s'envoler de 8,7 % en trois séances a laissé place aux doutes : une fois de plus, les responsables européens ont mis en lumière leurs divergences. Malgré tout une lueur d'optimisme persiste. Hier soir, à l'issue de sa rencontre avec George Papandréou, Angela Merkel a indiqué que l'Allemagne voulait une Grèce forte et "fera tout ce qui est nécessaire" dans ce but. Mais, a-t-elle ajouté, la Grèce doit remplir ses obligations pour obtenir le quitus de ses bailleurs de fonds réunis au sein de la troïka. Les députés grecs ont d'ailleurs approuvé mardi une nouvelle taxe immobilière très impopulaire qu'Athènes juge essentielle à la réussite du nouveau plan d'austérité.

Par ailleurs, dans son discours annuel sur l'Etat de l'Union adressé au Parlement européen, José Manuel Barroso, a déclaré que la Grèce était et resterait un Etat membre de la zone euro. Revenant sur le projet d'euro-obligations, le président de la Commission européenne a indiqué qu'"une fois que la zone euro sera dotée des instruments nécessaires pour assurer tant l'intégration que la discipline (économique), l'émission de dette commune sera considérée comme un pas naturel et avantageux pour tous".

En outre, les investisseurs ont été rassuré par l'adoption du renforcement des pouvoirs du Fonds européen de stabilité financière (FESF) par le parlement finlandais.

Mais dans un marché où règne une certaine fébrilité, la baisse inattendu des commandes de biens durables aux Etats-Unis en août a été mal perçue. Alors que le marché les attendait inchangées d'un mois sur l'autre, les chiffres publiés mercredi par le département du Commerce font état d'un recul de 0,1 %.

Sur le front des valeurs, Peugeot recule de 1,68 %. Le titre souffre de la dégradation de la recommandation de Goldman Sachs qui est passé à vendre contre « neutre » précédemment. L'objectif de cours a été abaissé de 40 à 26 euros.

Renault (-2,86 %) pâtit de l'abaissement de l'objectif de cours de Goldman Sachs. L'intermédiaire vise désormais 34 euros contre 48 précédemment.

Les valeurs bancaires évoluent de manière dispersée. BNP Paribas avance de 0,07 %. Crédit Agricole recule de 0,29 %. Les investisseurs sont dans l'attente d'une conférence du directeur générale de la banque verte. Selon des rumeurs, l'établissement devrait annoncer une cession d'actifs. Société Générale est plus malmenée et pred 3,20 %.

Hors CAC

Neopost recule de 2,93 %. Le groupe a annoncé une hausse de 2,7% de son chiffre d'affaires au premier semestre (+5,9% hors effets de change). Le spécialiste des solutions de courrier a confirmé ses prévisions 2011 et lancé un plan d'optimisation de ses structures aux Etats-Unis et en Europe, qui devrait générer des économies annuelles de 7 à 8 millions d'euros à compter de 2013.

Devise et Pétrole

Sur le marché des changes, la monnaie unique est stable face au billet vert. Aux alentours de 15h15, un euro s'échangeait contre 1,361 dollars.

Dans le même temps, les prix du baril de brut étaient orientés à la baisse. Le Brent de la Mer du Nord perdait 0,55 % à 106,53 dollars tandis que le WTI s'échangeait contre 83,65 dollars (-0,95 %)

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