La Bourse de Paris poursuit sa correction

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Après avoir lâché 6,72% la semaine dernière, la Bourse de Paris continue de se replier. Les inquiétudes entourant la Grèce et l'Italie pèsent sur le marché.

Aux mêmes causes, les même effets. Toujours inquiet de la situation en Grèce et en Italie, le marché parisien entame la semaine comme il a terminé la précédente : en baisse. En repli de plus de 1 % dès les premiers échanges, le CAC 40 a accentué son repli qui atteint, vers 10h, 1,69 %. A 3.070,72 points, l'indice phare de la place parisien évolue proche de ses niveaux du début octobre.

Les investisseurs se montrent nerveux après une semaine dernière riche en rebondissements dans la zone euro. Dès ce lundi, de nouvelles mesures d'économies seront annoncées par le gouvernement français pour compenser une croissance plus molle que prévu et faire en sorte que la France conserve sa note financière maximale AAA.

En Italie, Silvio Berlusconi se présentera devant les élus italiens pour un vote de confiance mercredi. La tension autour du pays s'est encore accrue, le rendement des taux italiens à 10 ans ayant atteint plus de 6,5% ce lundi matin, un nouveau record depuis la création de l'euro. L' Italie est depuis le sommet du G20 de Cannes sous la surveillance du FMI et de la Commission européenne qui vont vérifier si le gouvernement de Silvio Berlusconi tient ses engagements budgétaires et ses promesses de réformes économiques.

Ces rendez-vous politiques se tiennent sur fond de dénouement de la crise politique en Grèce après l'épisode du projet de référendum sur le second plan d'aide. Le Premier ministre grec George Papandréou (démissionnaire) et le dirigeant de l'opposition conservatrice Antonis Samaras sont tombés d'accord sur la formation d'un gouvernement de coalition pour sortir le pays de l'impasse.

A l'agenda, s'ouvre ce lundi les réunions de l'Eurogroupe et du conseil Ecofin. Les investisseurs attendent par ailleurs, jeudi, les prévisions économiques d'automne de la Commission européenne, qui devraient officialiser un fort ralentissement de l'activité sur le continent.  "La semaine devrait encore être très délicate pour les Européens qui n'ont plus le droit à l'erreur dans leur réponse à la crise qui touche la monnaie unique", estime le CM-CIC Securities dans une note.

Sur le front des valeurs

Carrefour (4,27 %) signe le plus fort repli de l'indice. Citigroup a dégradé sa recommandation. L'intermédiaire préconise dorénavant de vendre le titre.

Alcatel-Lucent recule de 2,28 %. Le titre subit également d'un abaissement de la recommandation de Citigroup. Jusqu'alors à l'achat, l'intermédiaire recommande désormais de vendre le titre. L'objectif de cours a été ramené de 4,20 à un euro, après l'avertissement lancé vendredi par le groupe sur ses résultats.

Les valeurs bancaires sont également mal orientées alors que les inquiétudes sur la zone euro sont toujours palpables. BNP Paribas recule de 2,91 %, Crédit agricole de 3 % et Société Générale de 3,40 %.

Devise et Pétrole

La monnaie unique s'inscrit dans une tendance baissière face au billet vert. Vers 10h, un euro s'échangeait contre 1,371 dollar. Dans le même temps, les cours du pétrole étaient à la baisse. Le baril de Brent de la Mer du Nord perdait 0,15 % à 111,79 dollars tandis que le WTI valait 93,62 (-0,68 %)

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